NOUVELLES

Étude: un traitement pour la ménopause est à nouveau questionné

28/05/2012 09:03 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

TORONTO - Environ dix ans après la publication d'une étude majeure sur l'utilisation du traitement hormonal de substitution (THS), les risques et les avantages de cette médication sont à nouveau questionnés.

Une nouvelle étude de données révèle que certains avantages de la THS, qui était fréquemment utilisée par le passé, n'ont pas résisté au test du temps. Mais la même conclusion s'impose pour certains risques liés à cette méthode de traitement.

Les grandes lignes demeurent toutefois inchangées, la plupart des femmes n'ayant pas de bonne raison médicale pour prendre des oestrogènes synthétiques après la ménopause dans un but de prévention de maladies chroniques ou de fractures des os.

Pour autant, cela ne veut pas dire que le médicament n'a pas un rôle à jouer dans le traitement des symptômes de la ménopause, tels les bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, douleurs articulaires et l'insomnie.

Si les experts canadiens et américains planchent sur une révision de leurs recommandations pour le THS, il est peu probable que la base de celles-ci — soit de prendre les médicaments avec une dose et une durée les plus basses possibles -, ne change.

L'évaluation, publiée dans la revue Annals of Internal Medicine, avait été menée pour aider le groupe d'étude américain sur les services de prévention à mettre à jour ses recommandations à ce chapitre. Leurs directives devraient être publiées sous peu.

La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada travaille elle aussi à une mise à jour de ses recommandations sur l'usage du THS. Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs n'a pas révisé ses conseils en la matière depuis 2003, soit peu de temps après la publication de l'étude majeure sur le sujet. Ce document avait laissé croire que le remplacement d'hormones ne devrait pas être utilisé pour prévenir les maladies, et les femmes qui souhaitaient utiliser cette méthode pendant leur ménopause devaient évaluer les risques avec leur médecin.

Une telle évaluation n'est toutefois pas aisée, et le temps n'a en rien aidé à faciliter une prise de décision dans de tels cas.

Chez les femmes ayant pris part à certaines études, dont les données ont été inclues dans l'évaluation de l'Annals of Internal Medicine, le THS ne réduisait pas le risque de cancer colo rectal, comme le voulait la croyance.

Les risques de maladies cardiovasculaires se sont effacés avec le temps, et on ne dénote plus de statistiques significatives entre les femmes ayant suivi le THS et celles pour qui ce n'était pas le cas à ce chapitre.

Toutefois, les données démontrent encore que les femmes suivant le THS ont plus de chances de faire un accident vasculaire cérébral.

Les risques de cancer du sein sont quant à eux plus difficiles à interpréter. Pour les femmes prenant une combinaison d'oestrogène et de progestine, les études démontrent un risque faiblement plus élevé de cancer du sein. Mais chez les femmes ayant subi une hystérectomie et prenant un THS à l'oestrogène seulement, la médication semblait plutôt avoir un effet protecteur.

PLUS:pc