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Roland-Garros - Federer rattrape Connors, Azarenka tremble

28/05/2012 01:51 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

Roger Federer a accolé son nom à celui de Jimmy Connors pour le record de victoires dans des matches du Grand Chelem en accédant lundi au deuxième tour de Roland-Garros, la N.1 mondiale Victoria Azarenka passant elle à deux doigts de l'élimination.

On ne compte plus les records de Federer, mais celui-ci en dit long sur la permanence au plus haut niveau du Suisse. Le N.3 mondial a remporté face à l'Allemand Tobias Kamke (6-2, 7-5, 6-3) sa 233e victoire en Grand Chelem, soit autant que Connors, pour 35 défaites.

"C'est un gros record, qui montre ma longévité", a-t-il estimé. "Jimmy est l'un des plus grands. Il a été sur le circuit pendant 20 ans. Egaler ce record à 30 ans, après avoir connu tant de succès, c'est incroyable."

Le Suisse est apparu pour la première fois dans le tableau d'un tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros en 1999. Il s'était incliné au 1er tour face à l'Australien Pat Rafter, après avoir bénéficié d'une invitation.

Depuis, il n'a manqué qu'un tournoi du Grand Chelem, à l'US Open 1999, pour lequel il n'avait pas réussi à se qualifier. Il reste sur une série de 50 tournois du Grand Chelem consécutifs.

Sa victoire de lundi est aussi la 50e victoire de sa carrière (pour 12 défaites) à Roland-Garros, où il s'est imposé une fois, en 2009, et a atteint quatre autres fois la finale (2006, 2007, 2008 et 2011).

Dès le prochain tour, contre le Roumain Adrian Ungur, il aura l'opportunité de faire mieux que Connors lequel, selon lui, "s'identifie beaucoup plus" avec Rafael Nadal qu'avec lui-même.

Federer a été imité par le N.1 mondial Novak Djokovic. Le Serbe s'est vu opposer une belle résistance dans le premier set par Potito Starace (7-6 (7/3), 6-3, 6-1). Mais l'Italien, 97e mondial, n'a pas tenu la distance.

"Je ne m'attendais pas à un match facile", a expliqué Djokovic. "C'est un spécialiste de la terre battue. Il a déjà gêné certains des meilleurs mondiaux sur cette surface. J'ai essayé d'être agressif et de saisir mes opportunités."

Le Serbe, qui vise à Paris un Grand Chelem historique, après ses victoires à Wimbledon et à l'US Open en 2011, et à l'Open d'Australie en janvier, sera opposé au prochain tour au Slovène Blaz Kavcic.

Comme Ungur, vainqueur (6-3, 5-7, 6-4, 7-5) de l'Argentin David Nalbandian, ancien demi-finaliste à Roland-Garros en 2004 et 2006, Kavcic a poussé vers la sortie (7-6, 3-6, 7-6, 6-3) une ancienne gloire du circuit, l'Australien Lleyton Hewitt, ex-N.1 mondial.

Le tableau féminin a failli connaître une première énorme surprise, Azarenka n'ayant pas été loin d'être recalée par l'Italienne Alberta Brianti, 105e mondiale (6-7 (6/8), 6-4, 6-2).

Impeccable depuis le début de l'année, même si elle est moins dominatrice sur terre battue, la Bélarusse a été menée 4-0 dans le deuxième set. Brianti a même eu des balles pour mener 5-0, mais a alors laissé passer sa chance.

Azarenka a évité de peu une entrée catastrophique dans les livres d'histoire, puisque jamais une N.1 mondiale n'a été sortie dès le 1er tour à Paris. "Ca arrive d'avoir de mauvais jours. Un premier tour c'est toujours difficile", a-t-elle plaidé.

La Bélarusse a certifié ne plus se ressentir de sa douleur à l'épaule droite, qui l'avait contrainte à déclarer forfait à Rome. "Mon épaule va beaucoup mieux", a-t-elle dit. "La douleur a disparu. Mais j'ai eu peu de temps pour me préparer."

Renaissante depuis le début de la saison sur terre battue, la Chinoise Li Na, tenante du titre, a connu beaucoup moins de soucis qu'Azarenka. Elle a dynamité (6-1, 6-2) la Roumaine Sorana Cirstea, qui n'est pourtant pas n'importe qui, puisqu'elle avait été quart de finaliste à Paris en 2009.

cyb/nip

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