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Maurice: aucune trace d'ADN des accusés sur le corps de la victime irlandaise

28/05/2012 11:31 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

Aucune trace d'ADN des deux accusés du meurtre de Michaela McAreavey, tuée pendant sa lune de miel à Maurice en janvier 2011, n'a été retrouvée sur le corps de la victime, selon une expertise rendue publique lundi.

Deux employés de l'hôtel où la jeune femme, fille de la figure du sport irlandais Mickey Harte, a été tuée le 10 janvier 2011 comparaissent depuis la semaine dernière pour ce meurtre. Tous deux plaident non-coupables.

"Il n'y a aucune indication spécifique concernant les traces d'ADN de Sandip Moneea, d'Avinash Treebhoowoon (accusés du meurtre) de Raj Theekoy et de Dassen Narayanen (deux autres employés un moment mis en cause par l'enquête policière), a rapporté devant le tribunal Susan Woodroffe, experte britannique en autopsie du Cellmark Forensic Services de Londres.

"Je me sens embarrassé par la façon dont l'enquête a été menée. Malheureusement la police n'a pas fait son travail convenablement. Il nous faudra regarder vers tellement de personnes parce que personne n'a été blanchi par l'enquête de la police", a commenté un des avocats de la défense, Rama Valayden.

Les avocats de la défense affirment que leurs clients ont servi de boucs émissaires permettant de boucler rapidement une enquête sur un crime qui avait suscité une forte émotion en Irlande et qui avait menacé de ternir l'image de paradis touristique de Maurice, une île volcanique de l'océan Indien, entourée de récifs de corail et de lagons, et accueillant près d'un million de visiteurs par an.

Entamé le 22 mai dernier, le procès, dans lequel le veuf de la victime, John McAreavey, est cité comme témoin, a pris du retard et il pourrait déborder jusqu'à la semaine prochaine.

Le frère de Michaela McAreavey, Mark Harte, est présent, à l'inverse de son père Mickey Harte, qui n'a pas fait le déplacement à Maurice.

Selon la police, Michaela McAreavey, une enseignante de 27 ans, aurait été étranglée alors qu'en rentrant dans sa chambre, elle était tombée sur un cambriolage. Ses meurtriers auraient ensuite placé son corps dans la baignoire et ouvert les robinets pour faire croire à une noyade.

L'hôtel Legends où était descendu le couple, un établissement quatre étoiles situé dans le village de pêcheurs de Grand Gaube dans le nord de Maurice, était une destination prisée des jeunes mariés irlandais. Il a depuis été rebaptisé Lux Grand-Gaube.

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