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Massacre de Houla: "le silence" encourage le régime syrien, selon Tunis

28/05/2012 06:29 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

La Tunisie a dénoncé lundi le "carnage terrible" de Houla qui a fait au moins 108 morts ce week-end en Syrie, considérant que le "silence" international sur ces crimes ne faisait qu'"encourager" le régime syrien à en commettre d'autres.

"La Tunisie dénonce profondément ce carnage terrible et réitère son appel à la communauté internationale à s'intéresser comme il se doit à la situation en Syrie", a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.

"Le silence sur les crimes du régime syrien l'encourage à en commettre encore plus", écrit la présidence.

"Il n'y aura pas de solution sous le régime de Bachar Al-Assad", ajoute le communiqué, appelant à "faire pression sur le régime de Damas pour qu'il accepte la même solution" que celle prise par l'ancien régime au Yémen.

L'ancien président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, a été forcé au départ après 33 ans au pouvoir sous la pression d'un soulèvement déclenché en janvier 2011 et qui a fait des centaines de morts.

Il avait signé à Ryad avec l'opposition parlementaire un accord élaboré par les monarchies arabes du Golfe, aux termes duquel il remettait le pouvoir à son vice-président en échange de l'immunité pour lui-même et ses proches.

Optant pour la même solution, la présidence tunisienne estime que "c'est la seule manière pour garantir l'union syrienne et pour éviter une intervention armée étrangères".

Le massacre de Houla survenu dans la nuit de vendredi à samedi a provoqué un tollé international alors que les autorités syriennes nient toute responsabilité. Dans une lettre adressée dimanche au Conseil, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a souligné que ce massacre rendait encore plus délicate la tâche des quelque 280 observateurs de l'ONU présents en Syrie. Ceux-ci sont chargés de superviser un cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril mais régulièrement violé depuis.

kl/cf/jlb

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