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L'opposition syrienne veut des "moyens efficaces" pour se défendre

28/05/2012 11:15 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

L'opposition syrienne a réclamé lundi aux pays qui la soutiennent de lui fournir des "moyens efficaces" pour se défendre contre la répression du régime du président Bachar al-Assad.

"Nous lançons un appel à tous les amis et les frères du peuple syrien pour qu'ils lui fournissent immédiatement et avant qu'il ne soit trop tard des moyens efficaces d'autodéfense", a indiqué le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition, dans un communiqué.

"Le Conseil de sécurité a publié une déclaration non contraignante au moment où des enfants étaient massacrés au vu et au su du monde entier (...) ceci est un acte de complaisance honteux", poursuit le CNS.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné dimanche les autorités syriennes pour le massacre de Houla (centre), où 108 personnes dont une cinquantaine d'enfants ont été tués vendredi selon les observateurs de l'ONU sur place.

Dans une déclaration adoptée à l'issue d'une réunion d'urgence à New York, les 15 pays membres ont dénoncé "une série de bombardements par les tanks et l'artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel".

"Il est temps qu'il y ait une intervention urgente pour arrêter le massacre quotidien du peuple syrien par le régime oppresseur", souligne le CNS dans son texte.

"Les choses sont devenues tellement dangereuses qu'il n'est plus possible de se taire", martèle le CNS. "Se contenter d'appeler (à la fin des violences), c'est être complice des assassins".

Le chef démissionnaire du Conseil national syrien (CNS), Burhan Ghalioun, avait appelé dimanche la population à prendre les armes si la communauté internationale n'intervenait pas par la force contre le régime.

"J'appelle le peuple syrien à mener la bataille de la libération et de la dignité en comptant sur ses propres forces, sur les rebelles déployés à travers le pays et sur les brigades de l'Armée syrienne libre" au cas où la communauté internationale n'assumerait pas ses responsabilités "en vertu du Chapitre VII" de la Charte de l'ONU, permettant notamment l'usage de la force, avait-il dit.

L'ASL, composée essentiellement de déserteurs, avait averti samedi qu'elle ne sentirait plus liée par le plan Annan si l'ONU n'agissait pas rapidement.

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