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Kenya: une trentaine de blessés dans une explosion à Nairobi (nouveau bilan)

28/05/2012 07:36 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

Une trentaine de personnes au moins ont été blessées dans une explosion d'origine inconnue survenue lundi à l'intérieur d'un petit centre commercial en plein coeur de la capitale kényane Nairobi, ont rapporté des témoins et des journalistes de l'AFP sur place.

27 blessés ont été admis dans le principal hôpital de la ville, le Kenyatta National Hospital, a indiqué un responsable sur place, tandis que d'autres personnes plus légèrement blessées recevaient des premiers soins sur les lieux même de l'explosion, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'explosion est survenu vers 13h15 locales (10h15 GMT) à l'intérieur d'un bâtiment qui héberge des petites boutiques, notamment de vente de vêtements, sur l'avenue Moi, du nom de l'ancien président kényan Daniel Arap Moi, une artère particulièrement fréquentée de Nairobi.

Des pompiers tentaient à la mi-journée de maîtriser un incendie qui s'est déclaré à la suite de l'explosion dans le bâtiment, dont le toit de tôle a été endommagé et d'où une épaisse colonne de fumée s'élevait.

Plusieurs ambulances ont évacué les blessés les plus graves, et la police bloquait l'accès à cette avenue.

"J'ai vu trois femmes être évacuées des lieux, elles étaient grièvement blessées et deux d'entre elles étaient grièvement brûlées", a rapporté le gérant d'une des boutiques du centre, Jacob Mulwa.

"Je passais par là quand j'ai entendu une puissante explosion, et j'ai été touché par des éclats de verre alors que je courais dans la direction opposée", a rapporté un autre témoin, George Maina.

Un site internet proche des islamistes somaliens shebab a pour sa part fait état d'une "explosion (qui) a éliminé cinq Kényans", sans clairement en revendiquer la responsabilité.

Une série d'attentats à la grenade ont été commis ces derniers mois au Kenya, depuis la décision du gouvernement kényan en octobre dernier d'envoyer son armée en Somalie pour y déloger les insurgés islamistes shebab qui contrôlaient alors la plus grande partie du sud et du centre de ce pays.

bur-bb/ej

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