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Iran : Ali Larijani réélu à la présidence du Parlement

28/05/2012 03:00 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

Le président du Parlement iranien sortant Ali Larijani a été reconduit lundi à la tête du nouveau Majlis élu début mai, face à un autre conservateur, Gholam-Ali Haddad-Adel, qui prônait une ligne plus modérée à l'égard du gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad.

M. Larijani a obtenu 173 voix contre 100 pour M. Haddad-Adel, sur un total de 275 votes sur les 290 députés que compte le Majlis.

Agé de 55 ans, M. Larijani était soutenu par les conservateurs les plus traditionalistes, très critiques à l'égard de M. Ahmadinejad, qui semblent avoir maintenu leur domination au sein du nouveau Parlement.

M. Haddad-Adel était soutenu par les conservateurs proches du gouvernement, et avait estimé que le Parlement devait modérer son opposition au président.

M. Larijani fait partie d'une famille influente au sein du pouvoir conservateur iranien. Un de ses frères, l'ayatollah Sadegh Larijani, est le chef du pouvoir judiciaire, auprès duquel un autre frère, Mohammad Javad Larijani, est conseiller pour les questions des droits de l'Homme.

Il s'était présenté en 2005 à l'élection présidentielle, remportée par Mahmoud Ahmadinejad.

Il dirige le Parlement depuis 2008. Auparavant, il avait occupé entre 2005 et 2007 le poste de secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, et à ce titre était notamment chargé des négociations avec les grandes puissances sur le dossier nucléaire iranien.

Depuis deux ans, il a multiplié les critiques à l'égard du président Ahmadinejad, en particulier dans le domaine économique où le Parlement s'est montré très offensif contre la politique gouvernementale.

Pour la première fois sous la République islamique, le président avait même été convoqué devant le Parlement en mars pour y être interrogé par les députés.

Agé de 67 ans, M. Haddad-Adel avait occupé le poste du président du Parlement entre 2004 et 2008 avant de céder son fauteuil à Ali Larijani.

Le nouveau Parlement est dominé par différentes factions conservatrices, qui s'allient ou s'opposent dans des coalitions aux contours souvent flous en l'absence de partis clairement établis.

Le courant réformateur du régime, laminé par la répression ayant suivi la contestation de la réélection du président Ahmadinejad en juin 2009, ne compte plus que 30 députés.

sgh/lma/feb

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