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Égypte: les bureaux d'un candidat à la présidentielle ont été incendiés

28/05/2012 09:41 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Les bureaux de campagne de l'un des deux candidats à la présidentielle en Égypte, qui s'affronteront en juin lors d'un second tour désignant le futur leader après une année de soulèvements populaires, ont été incendiés tard lundi.

L'attaque contre le quartier général d'Ahmed Shafiq au Caire est survenue quelques heures seulement après que la commission électorale du pays eut annoncé qu'il serait le rival du candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi. Le second tour de la présidentielle se déroulera les 16 et 17 juin.

Un affrontement entre ces deux candidats est le pire cauchemar devenu réalité de bien des Égyptiens, qui rejettent à la fois M. Shafiq, dernier premier ministre de l'ex-président Hosni Moubarak, et M. Morsi, le candidat du plus puissant mouvement islamiste au pays. Les Égyptiens ont déferlé par milliers dans les rues l'an dernier pour demander un changement de régime, plus de liberté et d'égalité sociale.

La plupart de ces révolutionnaires affirment qu'ils ne veulent pas d'un retour à l'ancien régime, pas plus d'un pouvoir religieux.

Dans un quartier chic du Caire, lundi soir, une bande de jeunes hommes se sont emparés de briques pour fracasser les vitres des locaux de M. Shafiq, déchirant les affiches de campagne, avant de mettre le feu au bâtiment. Bien qu'on ne rapporte aucun blessé, la police a procédé à huit arrestations.

La campagne de M. Shafiq s'en est pris aux partisans du candidat de gauche Hamdeen Sabahi, qui est arrivé en troisième place au premier tour de la présidentielle, en plus de ceux d'un autre candidat défait, Khaled Ali, qui, par ailleurs contestait les résultats électoraux lundi soir à la place Tharir.

M. Shafiq, qui est aussi un ancien commandant de l'armée de l'air, a été démis de ses fonctions de premier ministre par les protestataires peu de temps après la chute d'Hosni Moubarak, l'an dernier. Il s'est présenté comme un candidat pouvant restaurer le calme au pays, marqué par 15 mois de manifestations, dont certains épisodes ont été violents. M. Shafiq a aussi fait valoir son parcours en tant que militaire et dans l'ancien régime, affichant une tolérance zéro pour les manifestations.

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