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Egypte/présidentielle: deux candidats ne donnent pas de consigne au 2e tour

28/05/2012 08:39 EDT | Actualisé 28/07/2012 05:12 EDT

Deux des principaux candidats à la présidentielle égyptienne, Amr Moussa et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont refusé lundi de donner une consigne de vote pour le second tour, qui devrait opposer l'ancien Premier ministre Ahmad Chafiq et le Frère musulman Mohammed Morsi.

M. Aboul Foutouh, un islamiste indépendant, a toutefois dit rejeter tout vote en faveur d'un "fouloul" --le terme péjoratif utilisé par les Egyptiens pour décrire les vestiges de l'ère Moubarak-- une allusion claire à M. Chafiq.

Des résultats non officiels indiquent que le second tour se jouera entre MM. Morsi et Chafiq, qui ont cherché à élargir leurs soutiens en appelant leurs rivaux à se rallier à eux pour le second tour, les 16 et 17 juin.

"Un retour à l'ancien régime est inacceptable. Tout comme le fait d'exploiter la religion dans la politique", a déclaré M. Moussa lors d'une conférence de presse.

"Les Egyptiens ne seront à l'aise qu'avec un Etat civil. Un Etat religieux est quelque chose qui divise beaucoup", a averti l'ancien chef de la Ligue arabe.

M. Aboul Foutouh a de son côté indiqué dans une conférence de presse distincte qu'il ferait part de sa position "une fois les résultats (officiels) annoncés". La commission électorale doit les rendre publics lundi dans l'après-midi.

"L'important c'est qu'ils (les électeurs, ndlr) n'élisent pas un fouloul. Après, ils sont libres", a-t-il néanmoins ajouté.

M. Aboul Foutouh, un ancien cadre dirigeant des Frères musulmans exclu de la confrérie l'an dernier, a dit que la manière dont il comptait poursuivre son action politique, par le biais d'un parti ou d'une association, serait discutée avec les volontaires de sa campagne à travers l'Egypte.

M. Moussa, âgé de 75 ans, avait pour sa part dit avant l'élection, la première depuis la chute de M. Moubarak en février 2011, qu'il se retirerait de la vie politique s'il échouait.

Il a toutefois laissé la voie ouverte lundi à des discussions avec d'autres partis. "Je n'irai vers personne, s'ils veulent venir vers moi, j'examinerai" la question, a-t-il indiqué.

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