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Nucléaire: Téhéran veut construire au moins deux nouvelles centrales près de Buhsher, selon le chef du programme

27/05/2012 10:00 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

L'Iran a l'intention de construire au moins deux nouvelles centrales nucléaires près du site de Bushehr, selon le chef du programme nucléaire iranien Fereidoun Abbasi, cité dimanche par la télévision d'Etat.

Fereidoun Abbasi a maintenu par ailleurs que l'Iran n'avait aucune raison pour l'heure de suspendre la production d'uranium enrichi à 20%, comme le réclame pourtant le Conseil de sécurité de l'ONU.

Selon les propos du chef du programme nucléaire iranien rapportés par la télévision d'Etat, l'Iran en est aux toutes premières étapes de la préparation du projet de nouvelles centrales à 1.000 mégawatts. La construction pourrait commencer d'ici un ou deux ans, a-t-il précisé.

Ces dernières années, le régime iranien a fait savoir à plusieurs reprises qu'il comptait construire de nouvelles centrales, sans toutefois montrer de signes que les travaux aient commencé.

La première centrale nucléaire iranienne est entrée en fonction en mai dernier dans la ville côtière de Bushehr dans le sud du pays. Cette centrale est devenue opérationnelle avec l'aide de la Russie.

Fereidoun Abbasi a aussi dit que l'Iran comptait poursuivre la production d'uranium enrichi à 20% pour un réacteur destiné à la recherche médicale qui produit des isotopes pour le traitement du cancer.

Dans la semaine, lors de discussions à Bagdad avec le groupe des Six (5+1), qui réunit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie et Chine) et l'Allemagne, Téhéran avait déjà refusé de suspendre l'enrichissement d'uranium à 20% en échange d'un programme soutenu par les Etats-Unis qui comprendrait la fourniture d'isotopes médicaux aux iraniens. L'Iran demande la levée préalable des sanctions imposées par l'ONU et les Occidentaux avant d'accepter d'examiner toute offre.

Le Groupe des Six tente de convaincre l'Iran de geler ses activités nucléaires sensibles, notamment la production d'uranium enrichi à 20% qui pourrait rapidement être transformé en armes nucléaires. Le régime affirme que son programme nucléaire est uniquement destiné à des fins civiles, comme la production d'énergie et la recherche. AP

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