NOUVELLES

Mali: les troubles dans le Nord depuis début 2012

27/05/2012 10:26 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

Rappel des principaux développements dans le Nord malien, où la rébellion touareg et le mouvement islamiste Ansar Dine ont annoncé leur fusion et proclamé un "Etat islamique" dans la région.

JANVIER 2012

- 17-18: Attaques de rebelles touareg contre Ménaka, Aguelhok et Tessalit (nord-est), les premières de ce type depuis un accord ayant mis fin à la rébellion en 2009. Les assauts sont menés par des hommes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), né fin 2011, et d'autres rebelles, dont des hommes armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour le régime de Mouammar Kadhafi, renversé en 2011.

- 24: Le gouvernement affirme que des membres d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et des rebelles touareg ont attaqué ensemble Aguelhok.

FEVRIER

- 1er: Les rebelles touareg entrent dans Ménaka après le départ d'un détachement de l'armée.

- 8: La rébellion affirme avoir pris Tinzawaten (nord-est), frontalière avec l'Algérie.

- 24: Le MNLA dément tout lien avec Aqmi.

MARS

- 15: Le président malien Amadou Toumani Touré accuse le MNLA de "crimes de guerre" à Aguelhok et confirme que "l'implication d'Aqmi est importante, tout comme celle du groupe (islamiste) Ansar Dine" (Défenseur de l'islam).

- 20: Ansar Dine affirme contrôler Tinzawaten, Tessalit, Aguelhok.

- 22: Une junte renverse le régime d'Amadou Toumani Touré, l'accusant d'incompétence dans la lutte contre la rébellion touareg et les groupes islamistes.

- 30: Ansar Dine, appuyé par le MNLA et des éléments d'Aqmi, s'empare de Kidal (nord-est).

- 31: Les rebelles prennent Gao, qui abritait l'état-major régional de l'armée.

AVRIL

- 1er: Le MNLA s'empare de Tombouctou, dernière ville du Nord encore sous contrôle gouvernemental. Le 2, Ansar Dine prend Tombouctou et chasse le MNLA.

- 6: Le MNLA proclame "l'indépendance de l'Azawad".

- 8: Création d'un nouveau groupe armé, le Front de libération nationale de l'Azawad (FLNA), qui affirme n'être ni sécessionniste ni islamiste. Un groupe dissident d'Aqmi, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), revendique le rapt de sept diplomates algériens à Gao.

- 12: Dioncounda Traoré investi président de transition. Le 20, le nouveau Premier ministre Cheick Modibo Diarra se dit prêt à négocier avec les groupes armés, mais exclut toute discussion "avec le couteau sous la gorge".

- 26: L'Afrique de l'Ouest annonce l'envoi d'une force militaire. Elle se ravisera ensuite, disant attendre une demande des autorités maliennes.

MAI

- 4: Des membres d'Aqmi profanent le mausolée d'un des saints de Tombouctou.

- 14: Première manifestation de colère à Gao contre les groupes armés.

- 21: Dioncounda Traoré est agressé et blessé près de Bamako par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir après un accord avec les auteurs du coup d'Etat devant lui permettre de diriger une transition d'un an. Il se trouve à Paris pour des examens médicaux.

- 22: Trois civils tués entre Tombouctou et Douentza (témoins). D'autres cas d'assassinats de civils signalés en avril.

- 24: Le chef d'Aqmi appelle à imposer la charia "graduellement" dans le Nord.

- 26: Ansar Dine et le MNLA "proclament leur auto-dissolution et créent le Conseil transitoire de l'Etat islamique de l'Azawad". Le gouvernement rejette la création d'un "Etat islamique" dans le Nord. La médiation ouest-africaine souhaite que la "cohésion" entre groupes armés favorise une "solution négociée".

- 27: Les autorités algériennes et une délégation de l'Union européenne discutent à Alger de la situation au Mali voisin. Le ministère algérien des Affaires étrangères suggère un "dialogue" avec les rebelles du nord.

acm/tmo/aub

PLUS:afp