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L'INM prône la participation citoyenne pour résoudre le conflit étudiant

27/05/2012 09:20 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - Exit les discussions à huis clos entre leaders étudiants et gouvernement, la crise en cours ne pourra se régler qu'avec une participation citoyenne élargie, selon l'Institut du Nouveau Monde (INM).

Pour résoudre le conflit étudiant sans précédent au Québec, il faudra donc créer une commission indépendante de consultation sur le financement des universités et l'accès à l'éducation supérieure, a plaidé l'institut, dimanche.

L'INM a poursuivi en demandant, d'une part, la fin de la grève et, d'autre part, l'abrogation de la loi 78, à l'exception des clauses prévoyant un nouveau calendrier scolaire. Le groupe estime que de telles conditions sont nécessaires à une reprise du dialogue.

Dans une lettre ouverte publiée dimanche, le directeur général de l'institut, Michel Venne, avance que si la crise s'est envenimée pour atteindre des sommets inégalés de tensions, c'est parce que la participation citoyenne, notamment celle des jeunes, n'est pas considérée dans les prises de décisions publiques.

Dès lors que les étudiants se sont butés au mutisme du gouvernement, le conflit s'est enlisé, a-t-il poursuivi. La grogne n'a fait que monter dans la foulée de l'adoption du projet de loi 78 il y a neuf jours à l'Assemblée nationale, se cristallisant autour des mesures contraignant le droit de manifestation des citoyens, a déclaré M. Venne.

Québec doit donc s'assurer d'inclure une participation citoyenne à sa sortie de crise, selon l'INM, plaidant pour un débat de fond sur la question.

Mais à la veille d'une reprise des négociations entre les principaux leaders étudiants et la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, l'Institut affirme que le gouvernement fait fausse route et que le dossier ne peut être réglé à huis clos.

La négociation bilatérale ne serait donc pas la solution, pas plus qu'une médiation entre les deux parties.

«Décider d'une politique sur un coin de table, au milieu d'une nuit de négociation tendue, en s'appuyant sur des sondages, n'est vraiment pas la meilleure façon de prendre une décisions politique», a écrit M. Venne.

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