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Les pèlerins libanais toujours aux mains de leurs ravisseurs en Syrie (membre du CNS)

27/05/2012 10:59 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

Les pèlerins chiites libanais enlevés le 22 mai en Syrie et dont les autorités libanaises avaient initialement annoncé la libération, sont toujours aux mains de leurs ravisseurs, a affirmé dimanche à l'AFP un membre de l'opposition syrienne.

"Ce qui est sûr, c'est que les personnes enlevées sont encore en Syrie et n'ont pas été remises (en liberté). Le processus s'est arrêté", a indiqué ce membre du Conseil national syrien (CNS, principale coalition de l'opposition) proche du dossier.

"Les choses ne sont pas claires et il se peut qu'il n'y ait pas de (libération) dans les prochaines heures, mais nous savons que les pèlerins vont bien", a-t-il précisé.

Un groupe d'une dizaine de pèlerins avait été enlevé le 22 mai dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, alors qu'ils rentraient en bus dans leur pays après un pèlerinage en Iran.

Aucune partie n'a revendiqué le rapt et l'Armée syrienne libre (ASL), qui combat le régime syrien, a démenti toute implication, après avoir été mise en cause par l'agence officielle libanaise.

Beyrouth avait annoncé que le retour des pèlerins était prévu vendredi soir via la Turquie, avant un démenti d'Ankara.

"Ces personnes ne sont pas sur le territoire turc, je pense qu'il y a eu une confusion", avait déclaré samedi à l'AFP une source diplomatique turque sous le couvert de l'anonymat.

Selon le membre du CNS, les bombardements aériens qui ont visé vendredi des localités près de la frontière avec la Turquie ont compliqué la situation.

"Il y avait une intention de remettre en liberté une partie d'entre eux, mais (les ravisseurs) ont été prudents et le processus s'est arrêté", a-t-il indiqué, niant que les ravisseurs soient des membres de l'ASL ou de l'opposition.

Il a également ajouté que les propos tenus par le chef du Hezbollah chiite libanais Hassan Nasrallah avaient "provoqué" les ravisseurs.

Le chef du puissant parti armé, allié du régime syrien, s'était félicité vendredi de l'annonce de la libération des pèlerins, tout en affirmant à l'adresse des ravisseurs que son parti ne changerait en rien sa position à l'égard du conflit en Syrie voisine.

"Si cet enlèvement était destiné à faire pression sur notre position politique (concernant la Syrie), cela est inutile", avait-il indiqué.

"C'était une sorte de défi et tout ça s'est répercuté négativement sur le processus de libération", a indiqué le membre du CNS, accusant également le régime syrien de vouloir "entraver l'opération".

"Les pèlerins sont devenus une carte entre les différentes parties", a-t-il ajouté.

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