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Les FARC annoncent la libération de Roméo Langlois pour le 30 mai

27/05/2012 09:21 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

BOGOTA - Les guérilleros des FARC ont annoncé qu'ils comptaient libérer mercredi prochain le journaliste français Roméo Langlois, enlevé le 28 avril dernier en Colombie.

Dans un bref communiqué posté samedi soir sur le site "Resistencia", les Forces armées révolutionnaires de Colombie précisent qu'il sera libéré "le 30 mai". Le communiqué signé du Front 15, une unité des FARC, ajoute que les coordonnées du lieu de sa libération "seront transmises en temps utile à la mission humanitaire" composée de représentants du CICR, d'un représentant du gouvernement français et de l'ancienne sénatrice colombienne Piedad Córdoba.

Jointe au Mexique, l'ancienne sénatrice a annoncé qu'elle retournait immédiatement en Colombie. "Je rentre maintenant", a-t-elle dit par téléphone à l'Associated Press. Amie du président vénézuélien Hugo Chavez, elle joue les intermédiaires pour la libération d'otages des FARC depuis 2008.

Les FARC avaient confirmé début mai qu'elles détenaient le journaliste français. Et le 13 mai dernier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) avait annoncé que la guérilla se disait prête à relâcher le journaliste français.

Les FARC avaient fait savoir qu'elles pourraient remettre le journaliste à une commission humanitaire formée par le CICR, l'ancienne sénatrice colombienne Piedad Córdoba et un représentant personnel de François Hollande. Le nouveau président français avait nommé dès son entrée en fonction le 15 mai un représentant personnel, selon le ministère français des Affaires étrangères.

Roméo Langlois, 35 ans, réalisait "un reportage aux côtés des forces aéronavales colombiennes dans le cadre d'une opération anti-narcotique dans le sud du pays", selon la chaîne France-24, l'un des médias pour lesquels il travaillait, quand le groupe est tombé dans une embuscade le 28 avril dernier. Quatre membres des forces de sécurité colombienne avaient été tués.

Le journaliste indépendant, qui réside en Colombie, a réalisé de nombreux reportages d'investigation dans la région, et particulièrement sur la guérilla marxiste des FARC dont il est l'un des spécialistes, avait rappelé la chaîne après son enlèvement.

La guérilla marxiste des FARC, fondées en 1964, compte 8.000 combattants. Le mouvement a libéré début avril ses derniers "prisonniers politiques", dix policiers et militaires détenus depuis 12 à 14 ans, et annoncé avoir renoncé aux enlèvements contre rançon.

Le trafic de cocaïne est la principale source de financement du mouvement de guérilla, soumis à une forte pression de l'armée colombienne. Le président Juan Manuel Santos avait salué début avril la libération des otages comme un "pas dans la bonne direction", mais encore insuffisant. AP

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