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La FCSQ tient un sommet national sur l'éducation publique jeudi et vendredi

27/05/2012 11:34 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - La présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), Josée Bouchard, est catégorique: les Québécois en ont assez des débats de structure, car ils souhaitent conserver les commissions scolaires et discuter des «vraies choses» comme la persévérance scolaire, la valorisation des métiers et les possibilités de partenariat.

Résultat, la FCSQ fera de ces trois enjeux les thèmes principaux de son Sommet national sur l'éducation publique les 31 mai et 1er juin.

Point culminant d'une tournée québécoise d'un an pendant laquelle les membres de la FCSQ ont rencontré 1700 personnes dans 20 régions du Québec, le Sommet réunira des acteurs du monde municipal, de diverses chambres de commerce et de syndicats, mais également des élus municipaux et les jeunes. La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, devrait participer à la soirée d'ouverture le jeudi 31 mai.

Les commissions scolaires souhaitent profiter de cette occasion pour établir un plan d'action afin d'optimiser les services qu'elles offrent, de valoriser le système d'éducation publique, d'adopter des positions d'engagement et, enfin, de rédiger un rapport et d'adresser certaines demandes au gouvernement du Québec.

La FCSQ sera donc en «mode accueil» afin d'entendre les propositions visant à «propulser le réseau public de meilleure façon», au dire de Mme Bouchard.

Quant à la possibilité qu'un parti politique prônant l'abolition des commissions scolaires soit élu au Québec aux prochaines élections, Mme Bouchard ne semble pas s'inquiéter outre mesure.

«Vivement des élections, pour qu'on vide enfin cette question-là, lance-t-elle. Je suis convaincue que les Québécois décideront de conserver les commissions scolaires, car ils veulent travailler avec elles. Elles sont les chiens de garde des valeurs de chaque milileu. On ne veut pas débattre sur la structure, on demande plutôt des diplômés dans tel et tel secteur, par exemple.»

Dans le débat sur la hausse des frais de scolarité, les deux coprésidents du Sommet — l'ancien ministre de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie, et l'étudiante féministe Léa Clermont-Dion — ont pris position. Le FCSQ se garde d'en faire autant.

«Les élus (du FCSQ) sont surtout préoccupés par la question de la persévérance scolaire», souligne Mme Bouchard. On espère que ce conflit trouvera une issue très rapidement pour faire en sorte que nos jeunes n'aient pas le goût de décrocher s'il y a un retard à l'entrée au cégep, l'automne prochain.»

Elle voit également un message dans les protestations étudiantes; celui du désir d'avoir accès à une éducation de qualité au Québec.

«Les gens sont fiers de leur réseau d'éducation, observe-t-elle. Ce qui est important, avant même de passer au collège ou à l'université, c'est d'avoir un réseau solide, peu importe où on vit au Québec. C'est une question d'équité.»

La comédienne Louise Portal remettra jeudi des prix d'excellence à sept commissions scolaires au cours d'un gala animé par le comédien Marc-André Coallier.

L'animateur Stéphan Bureau animera quant à lui les discussions de vendredi.

La persévérance scolaire, le partenariat avec les mondes syndical et des affaires, notamment, ainsi que l'importance de la formation professionnelle et de la valorisation des métiers seront au coeur des échanges.

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