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Facebook, une aventure périlleuse qui ne doit pas décourager les investisseurs

27/05/2012 03:00 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

OTTAWA - La débâcle de l'action de Facebook met en relief le risque pour les investisseurs de miser sur un premier appel public à l'épargne. Toutefois, pour ceux qui sont prêts à saisir la balle au bond, il peut y avoir de bonnes occasions dans ce domaine.

Selon Chris Kuflik, conseiller en gestion de patrimoine chez Scotia Mcleod, il existe un grand nombre d'entreprises qualifiées qui font régulièrement leur entrée sur le marché. Il s'agit ensuite de pouvoir mesurer leur potentiel à sa juste valeur. «Je recherche quelque chose évalué à son juste prix, pour lequel on ne demande pas un montant exorbitant.»

C'est là justement le défi. Évaluer les premiers appels publics à l'épargne peut être plus difficile que de mesurer les données de compagnies ayant déjà un historique à la Bourse.

Acheter des actions dans le feu d'un battage publicitaire ou dans l'espoir que l'on fonde sur de nouvelles entreprises est un des pièges qui guettent les épargnants. «Comme ils n'ont pas encore fait leurs preuves comme entités publiques, vous ne pouvez pas vraiment mesurer la valeur des actions» indique Chris Kuflik tout en précisant qu'il est plus difficile de porter un jugement sur des premiers appels publics comparativement aux actions de compagnies bien établies.»

À travers le boum technologique, les premiers appels publics à l'épargne demeuraient la voie privilégiée pour les entrepreneurs à la recherche de fonds et pour les investisseurs attirés par tous les titres en «dot com» qui pourraient se propulser au sommet avant que la bulle n'éclate.

Le commerçant en alimentation Webvan et le détaillant de produits animaliers Pets.com font partie de ceux qui ont connu une entrée fulgurante en Bourse et accumuler des millions avant de s'effondrer. Mais depuis ce temps, les investisseurs sont devenus plus prudents face aux premiers appels publics à l'épargne.

Pour Drew Abbott, conseiller en investissements chez TD Waterhouse, les épargnants devraient aborder les premiers appels publics à l'épargne avec la même rigueur que lorsqu'ils choisissent d'autres types d'actions pour leur portefeuille. «Certaines personnes exercent une spéculation rapide en achetant et en revendant aussitôt les premiers appels publics à l'épargne, ce qui représente un jeu risqué.»

Selon lui, il ne faut pas acheter une action parce qu'elle fait partie de premiers appels publics à l'épargne, mais parce que c'est un bon investissement, c'est la base.

Pour déterminer ses choix, Drew Abbott analyse les données fondamentales de la même manière qu'il le ferait avec celles de n'importe laquelle autre compagnie déjà en Bourse. Le volume des premiers appels publics à l'épargne demeure un facteur important à considérer tout comme la réputation des souscripteurs. «Vous devez être en mesure de les revendre facilement plus tard, mais s'il s'agit d'une transaction mineure, le manque de liquidité rendra difficile l'encaissement et il sera ardu d'en toucher un prix raisonnable.»

Les courtages à commissions réduites en ligne offrent un accès à certains premiers appels publics, mais, selon Chris Kuflik, il est préférable de consulter un conseiller en investissements qui aura accès à un plus grand éventail d'offres.

Les actions de Facebook éprouvent des difficultés depuis leur entrée à la Bourse Nasdaq, ce qui a conduit à des poursuites de la part d'actionnaires qui ont accusé les banques d'avoir fourni des informations privilégiées au sujets des perspectives commerciales de l'entreprise à certains clients et pas à d'autres. Mises en vente à 38 US$, l'action de Facebook a grimpé au début de la première journée pour chuter tout au long de la semaine.

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