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Des milliers de manifestants dénoncent le massacre de Houla en Syrie

27/05/2012 02:00 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche pour dénoncer le massacre de Houla, attribué au régime par l'opposition, et les troupes ont ouvert le feu, tuant un adolescent qui défilait à Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au total, 33 personnes, dont 24 civils, ont péri à travers le pays, dont au moins neuf civils à Hama (centre), où l'armée a tiré des roquettes et à la mitrailleuse lourde faisant également plus de 150 blessés, dont de nombreux dans un état grave, selon l'OSDH.

Une vidéo mise en ligne par des militants a montré des dizaines de blessés allongés, en sang et portant de nombreuses blessures, certains ayant perdu des membres.

Dans la même province, haut lieu de la contestation dans le centre du pays secoué par de violents combats entre soldats et déserteurs, quatre civils ont été tués, dont un conducteur de bus touché par un tireur embusqué, deux civils victimes d'opérations des services de sécurité et une femme tuée par un sniper.

Les forces régulières ont déployé des véhicules militaires dans d'autres localités.

Des manifestations ont eu lieu à Alep (nord), Idleb (nord-ouest), Deraa (sud), Hama (centre) et à Damas pour dénoncer le massacre de Houla (centre).

"Houla, ne t'inquiète pas, par mon sang, par mon âme, nous nous sacrifierons pour toi", ont scandé les manifestants dans la province de Hama.

"La mission des observateurs de l'ONU ne veut plus rien dire pour nous après le massacre de Houla", affirmait une pancarte brandie par des manifestants dans le quartier d'al-Assali à Damas.

Dans ce quartier, un adolescent a été tué lorsque les forces du régime ont ouvert le feu sur les manifestants.

Toujours dans la province de Damas, un civil a été tué par balles lors perquisitions menées par les services de sécurité à Ain Mnine après une manifestation de solidarité avec Houla, où une centaine de personnes, dont un tiers d'enfants, ont été tués vendredi.

Une vidéo mise en ligne par des militants a montré des magasins aux rideaux baissés à Kafar Batna, dans la banlieue de Damas, en solidarité avec la ville meurtrie.

Dans la capitale, les troupes du régime ont tiré sans discernement sur des funérailles dans le quartier de Nahr Aïcha, blessant au moins six personnes, selon l'OSDH.

Dans la province de Damas, un jeune homme a été tué dans la localité de Yalda dimanche, et un autre à Deraya dans la nuit de samedi à dimanche.

Dans la ville de Homs (centre), trois personnes ont été tuées, dont deux femmes par un tireur embusqué dans le quartier de Soultaniyé, et un militant également abattu par un sniper à Khaldiyé.

Une adolescente de 16 ans, un garçon de 11 ans, un autre enfant et un quatrième civil ont été tués par des tirs d'obus de mortier et de mitrailleuses lourdes sur la ville de Khan Cheikhoune à Idleb (nord-ouest).

Par ailleurs, neuf soldats ont été tués dans des combats et des attaques contre des postes militaires à Deraa, Hama, Hassaka (nord-est), Idleb et près de Damas.

A la frontière avec le Liban, l'armée syrienne a tiré sur des contrebandiers qui se trouvaient dans la localité libanaise de Kfarkouk (sud-est), tuant un contrebandier et en arrêtant un autre, selon une source de sécurité, qui ne précise pas s'il s'agit de trafiquants d'armes.

Toujours au Liban, le puissant mouvement chiite Hezbollah, proche allié du régime de Bachar al-Assad, a condamné "avec force" le "terrible massacre" de Houla, dans un communiqué publié dimanche.

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