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Congédié l'an dernier par les Panthers, Peter DeBoer savoure chaque moment

27/05/2012 05:00 EDT | Actualisé 27/07/2012 05:12 EDT

NEWARK, États-Unis - Aux yeux de plusieurs, l'embauche de Peter DeBoer en tant qu'entraîneur-chef des Devils du New Jersey fut une surprise.

Le directeur général, Lou Lamoriello, s'est alors tourné vers DeBoer pour relancer sa formation après l'une des saisons les plus désastreuses de l'histoire récente de l'équipe, qui avait le moral dans les talons, éprouvait des difficultés à marquer et se cherchait désespérément une identité.

Pourquoi DeBoer? En trois saisons avec les Panthers, l'entraîneur canadien n'avait pas réussi à mener son équipe en séries éliminatoires.

«Tu dois passer à travers plusieurs épreuves pour devenir meilleur, avait déclaré Lamoriello lors de l'annonce de l'embauche de DeBoer le 19 juillet 2011. Je crois que ce qu'il a vécu (en Floride) lui a permis de s'améliorer. Je l'ai senti dans les conversations que j'ai eues avec lui — et dans les questions que je lui ai posées —, parce que les réponses que j'ai obtenues étaient intéressantes, terre-à-terre et honnêtes.»

Dix mois plus tard, DeBoer a bien plus que des explications, il a des résultats. Après avoir mené les Devils à une récolte 102 points en saison régulière en plus de les faire participer aux séries éliminatoires après qu'ils les aient ratées pour la première fois depuis 1996 l'an dernier, DeBoer a permis à l'organisation d'atteindre sa cinquième finale de la Coupe Stanley.

Gagne ou perd contre les Kings de Los Angeles, le parcours exceptionnel de DeBoer en séries restera gravé dans la mémoire des partisans.

«On doit profiter de chaque moment, de chaque minute, le plus possible puisque nous savons comment c'est difficile de se rendre là où nous nous sommes rendus», a expliqué l'Ontarien.

Personne n'est mieux placé que DeBoer. En première ronde, il a éliminé l'équipe qui l'avait congédié moins d'un an auparavant. Les Devils ont toutefois eu besoin de sept rencontres pour venir à bout des Panthers

En deuxième ronde, les Devils se sont frottés aux Flyers de Philadelphie, une équipe qui venait de remporter sa première série de façon très convaincante face aux Penguins de Pittsburgh. Après avoir perdu la première rencontre, les troupiers de DeBoer n'ont plus jamais regardé derrière par la suite.

En finale de l'Est, DeBoer a fait face à son rival John Tortorella derrière le banc. Les Devils ont cloué le cercueil des Rangers de New York vendredi soir, en marquant un but en prolongation dans le sixième match de la série.

Les Devils n'ont jamais eu l'avantage de la patinoire dans ces séries 2012.

«Au mois de juillet, j'ai reçu l'appel de Lou Lamoriello qui a remarqué le travail que j'avais fait en Floride. Il m'a donné l'occasion de travailler avec un groupe de joueurs qui est bien appuyé par la présence de plusieurs vétérans. Ils savent comment gagner», a-t-il expliqué après la victoire face aux Rangers.

«Nous nous sommes améliorés tout au long de la saison. Nous allons dans la bonne direction, et je crois que nous jouons notre meilleur hockey présentement», a-t-il conclu.

La finale de la Coupe Stanley prendra son envol mercredi au New Jersey.

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