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26/05/2012 06:35 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

Syrie: les observateurs de l'ONU à Houla au lendemain du massacre

Les observateurs de l'ONU, déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu largement ignoré, se sont rendus samedi dans la région de Houla (centre) au lendemain d'un "massacre" commis par les forces du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Les observateurs de l'ONU sont arrivés dans le village de Taldo (à quelques kilomètres au sud-est de Houla) pour rendre compte des crimes perpétrés ces dernières 24 heures, des violations du cessez-le-feu et du massacre" qui a fait 90 morts dont 25 enfants, a annoncé l'OSDH.

L'arrivée des observateurs dans la région de Houla, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Homs, a été confirmée par l'agence officielle syrienne Sana. Les observateurs eux-mêmes n'étaient en revanche pas joignables dans l'immédiat.

"Des bruits d'explosions et de tirs étaient entendus au moment de la visite des observateurs", a déclaré le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, ajoutant que ces derniers avaient "refusé de rester" dans le village comme le demandaient les habitants, qui voulaient procéder à des funérailles "sans qu'on leur tire dessus".

Selon l'OSDH, les bombardements ont débuté vendredi midi à la périphérie de Houla, en particulier sur les villages de Taldo au sud et Tibé à l'ouest, et ils se sont poursuivis jusqu'à samedi à l'aube.

Samedi, de nombreux habitants de Tibé et Taldo fuyaient vers le centre de Houla par crainte de nouveaux bombardements, tandis que des vidéos amateur mises en ligne sur YouTube montraient des images terribles de cadavres d'enfants gisant par terre.

Pour sa part, Sana a accusé des "groupes terroristes armés" d'avoir "incendié et fait exploser vendredi soir des maisons dans le village de Taldo afin de faire croire que les forces armées syriennes bombardaient la région".

"Ces groupes ont également incendié l'hôpital public du village ainsi qu'un siège des forces de l'ordre et les récoltes agricole des paysans", selon Sana.

rm/sbh

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