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L'Iran "pas convaincu" qu'il devrait ouvrir l'accès au site de Parchin

26/05/2012 01:41 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

Le chef de l'organisation iranienne de l'énergie atomique a dit samedi que Téhéran n'était "pas convaincu" de devoir ouvrir Parchin à l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) qui a fait état d'une activité inhabituelle sur ce site militaire.

"Visiter Parchin est intéressant pour l'agence car certaines nations font pression sur elle pour qu'elle enquête, mais nous ne sommes pas encore convaincus et aucune preuve ou documents ne nous a été fourni à propos de Parchin, qui est un complexe militaire", a déclaré Fereydoun Abbasi Davani, cité par l'agence ISNA.

"Nous n'avons pas de site nucléaire à Parchin. Ils veulent voir Parchin et si une telle visite devait avoir lieu, nous devrions être convaincus que cet endroit doit faire partie de ceux devant être visités", a-t-il ajouté.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a pressé l'Iran de lui accorder rapidement un accès à Parchin, où elle fait état d'une "activité importante" et inhabituelle autour d'un bâtiment suspect, selon un rapport publié vendredi.

Dans une lettre datée du 2 mai, l'agence "a réitéré sa demande auprès de l'Iran afin qu'il lui procure rapidement un accès à un endroit spécifique à l'intérieur du site de Parchin", près de Téhéran, peut-on lire dans ce rapport.

Dans la même lettre, l'agence a informé l'Iran qu'à cet endroit précis, où "aucune activité n'a été virtuellement observée depuis des années, les bâtiments intéressant l'agence sont maintenant le théâtre d'activités importantes qui pourraient entraver la capacité de l'agence à mener des vérifications", selon le document.

L'agence onusienne soupçonne l'Iran d'avoir procédé à des tests d'explosion conventionnelle pouvant être applicables au nucléaire sur cette base militaire, ce que l'Iran dément.

Le directeur général de l'AIEA, Yukiya Amano, avait déjà déclaré le 6 mars que des activités avaient été repérées à Parchin. Ces activités nous "font croire qu'il serait préférable d'y aller tôt plutôt que tard", avait-il dit.

L'accès au site a néanmoins été refusé aux experts de l'agence lors de deux missions en début d'année, selon l'agence.

fpn/feb/sbh

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