Le concours kitsch de l'Eurovision a trouvé sa place en Azerbaïdjan (VIDÉOS)

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BAKOU - Tenues extravagantes, gros bras à moitié nus, grands-mères se déhanchant: la 57e édition de l'Eurovision à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, a eu, comme le veut la coutume, son lot de kitsch et de paillettes.

"J'aime les paillettes. Et, pour moi, le concours Eurovision de la chanson et les paillettes vont ensemble", martèle Amir Vernau, un infirmier venu exprès d'Allemagne pour assister au show, dans un costume couleur métal.

Avec son Palais de Cristal, érigé spécialement sur les bords de la mer Caspienne pour accueillir le spectacle, des gratte-ciel où étaient projetés les drapeaux des différents pays participant au concours, et le symbole de l'Eurovision, un coeur enflammé, présent un peu partout dans la ville, Bakou n'a pas déçu les fans.

Vingt-six candidats se sont affrontés pour ce concours, regardé en moyenne par plus de 100 millions de téléspectateurs à travers le monde.

A un rythme effréné, les chansons et les styles se sont enchaînés pendant plus de deux heures.

Le crooner britannique de 76 ans, Engelbert Humperdinck, dont le dernier tube remonte aux années 70, a ouvert le show dans un costume noir, simple et classique, armé seulement de sa grosse voix.

Les autres candidats se sont par la suite montrés plus extravagants.

Le candidat de la Lituanie Donny Montell a ainsi chanté sa chanson "Love is Blind" (L'amour est aveugle) avec un bandeau sur les yeux. Avant de l'arracher avant la fin de sa performance.

La candidate de la France, Anggun, avait elle revêtu une robe couleur or et était entourée de plusieurs gymnastes aux gros bras, torses nus, pour interpréter son morceau.

La chanteuse espagnole, Pastora Soler, a elle mis en avant sa voix qui porte pour ce concours que la télévision publique espagnole lui avait conseillé de "ne pas gagner" en raison de la crise économique.

La chanteuse avait confié cela jeudi, expliquant avec ironie que si elle gagnait, l'Espagne, empêtrée dans la crise, devrait organiser la prochaine édition, ce qui coûte "énormément d'argent".

Les "Bouranovskie Babouchki", des grand-mères russes âgés de 42 à 76 ans issues d'un petit village de la Volga, ont elles réussi à décrocher des sourires dans le public avec leur chanson "Party For Everybody", mélange d'anglais, de russe et d'oudmourte (langue locale qui se rattache au groupe finno-ougrien), sur laquelle elles se sont laissées aller à quelques pas de danses, revêtus de leurs costumes traditionnels.

La chanteuse suédoise Loreen, gagnante de cette édition, qui a interprété une chanson techno-pop assez sombre, avec un jeu de lumière dévoilant à peine son visage, a joué de son impressionnante voix, tout en effectuant une chorégraphie énergique.

Mais ceux qui espéraient qu'elle évoquerait les carences démocratiques dans cette ancienne république soviétique, après avoir rencontré des militants locaux des droits de l'homme cette semaine, sont restés sur leur faim.

L'opposition azerbaïdjanaise accuse le régime du président Ilham Aliev de réprimer la liberté d'expression et d'emprisonner des opposants sur de fausses accusations.

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