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Iran: les traces d'uranium seraient le résultat d'une «erreur technique»

26/05/2012 07:36 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

Un haut responsable nucléaire iranien a affirmé que les traces d'uranium enrichi découvertes dans un bunker souterrain étaient le résultat d'une «erreur technique de routine», a rapporté samedi l'agence de presse officielle IRNA.

Ali Asghar Soltanieh, dépêché par Téhéran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), répondait ainsi à un rapport du chien de garde nucléaire des Nations unies selon lequel des traces radioactives auraient été trouvées sur un site nucléaire iranien.

L'uranium ainsi découvert aurait été enrichi à un niveau réduisant un peu plus l'écart entre le plus haut niveau précédemment connu d'enrichissement d'uranium en Iran et le seuil nécessaire pour fabriquer du combustible pour armes nucléaires.

Dans un rapport confidentiel dont l'Associated Press a obtenu copie vendredi, l'AIEA indique qu'elle demandait des explications à Téhéran à propos de ces traces radioactives. Le rapport fait toutefois attention de ne pas suggérer que l'Iran augmentait volontairement le niveau de son enrichissement du matériau fissile.

La République islamique affirme qu'il s'agit d'une erreur technique, selon le rapport. Des analystes et des diplomates estiment que cet alibi est plausible.

L'Occident suspecte Téhéran de mener un programme de développer d'armes atomiques, une accusation démentie par la capitale iranienne, qui affirme plutôt que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques comme la production d'électricité et le traitement du cancer.

Plus l'uranium est enrichi, et plus facile est la production d'uranium enrichi à 90 pour cent nécessaire à la fabrication d'ogives. La découverte de traces d'uranium enrichi à 27 pour cent à l'usine d'enrichissement de Fordo, au centre du pays, a ainsi attiré l'attention de la communauté internationale.

L'Iran nie avoir des plans pour développer des armes nucléaires, mais refuse depuis des années toute offre de combustible provenant de l'étranger, incluant des propositions récentes d'uranium enrichi à 20 pour cent si le pays arrête d'en produire lui-même à ce niveau.

Les inquiétudes quant à un éventuel programme caché ont été alimentées par des suspicions de l'AIEA au fait que Téhéran ait mené des expériences sur un programme d'armes atomiques, des suspicions également niées par l'Iran.

Le rapport de l'AIEA fait toutefois état de progrès dans des négociations entre l'agence onusienne et l'Iran, progrès qui, espère l'AIEA, permettront de relancer une enquête stoppée depuis longtemps sur les allégations nucléaires contre Téhéran.

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