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Conflit étudiant : le président de la FECQ pense qu'un compromis est possible sur le montant de la hausse

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LEO BUREAU BLOUIN
CP

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) estime que les étudiants sont prêts à faire un compromis lors de la prochaine ronde de négociations avec le gouvernement de Jean Charest. Difficile de savoir, cependant, sur quoi porterait ce compromis.

En entrevue à l'émission The House, à la radio de la CBC, Léo Bureau-Blouin a dit penser que les étudiants seraient prêts à un compromis « sur le montant de la hausse des droits de scolarité ». « Si le gouvernement est prêt aussi, je pense qu'on peut arriver à quelque chose », a-t-il ajouté.

Les négociations sont au point mort depuis que les étudiants ont massivement rejeté l'entente de principe négociée avec le gouvernement début mai. Une reprise des négociations avec la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est toutefois prévue au courant de la semaine prochaine, affirme Léo Bureau-Blouin, qui se dit « optimiste ».

En entrevue avec l'animateur Evan Solomon à The House, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a qualifié « d'intéressante » l'ouverture du président de la FECQ.

« S'il vient à la table de discussion avec un esprit ouvert, pour que les étudiants fassent leur juste part, c'est un développement intéressant », a-t-il souligné.

Pas prêt à plier l'échine

Samedi après-midi, Léo Bureau-Blouin a toutefois nuancé ses propos tenus le matin même et s'en est pris à certains médias qui lui prêtent, selon lui, de fausses intentions.

« Il y a des titreurs qui ont écrit que nous étions prêts à accepter une augmentation des droits de scolarité, mais l'appel que nous faisons est un appel au compromis, pas un appel à courber l'échine », a-t-il précisé à La Presse Canadienne.

Sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, le président de la FECQ a souligné qu'il s'agissait d'un débat « sensible », dans lequel tout « propos est interprété, scruté et analysé ».

Un peu plus tard, M. Bureau-Blouin a rappelé que les étudiants étaient opposés à la hausse des droits de scolarité. « On n'acceptera pas une augmentation, si je peux dire comme ça », a-t-il dit.

Le président de la FECQ a invité à penser différemment, rappelant que l'entente de principe du début mai, rejetée depuis par de nombreuses associations étudiantes, portait sur un mécanisme qui aurait pu diminuer la facture des étudiants.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, n'a pas voulu se prononcer sur la question d'un compromis éventuel avec le gouvernement.

« Au fur et à mesure que la négociation va aller, on va voir quelle est l'offre qui va en ressortir, et ça sera aux étudiants d'en juger », a-t-elle réitéré.

Gabriel Nadeau-Dubois, de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), a pour sa part maintenu sa ligne.

« Notre position concernant d'éventuelles négociations avec le gouvernement a toujours été la même, a-t-il indiqué sur les ondes du Réseau de l'information. On demande une offre claire, formelle, chiffrée, sur laquelle pourront se pencher les étudiants en assemblées générales, et ce sont elles qui vont déterminer ce qui est suffisant pour rentrer en classe ».

Le porte-parole de la CLASSE a par ailleurs ajouté qu'il était de « mauvaise foi » de la part du gouvernement d'affirmer que les fédérations étudiantes n'avaient pas fait de compromis sur les droits de scolarité alors que la question n'a pas été abordée, selon lui, lors des négociations.

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Tintamarre et tonnerre - 25 mai 2012
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