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26/05/2012 04:39 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Deux tornades causent de nombreux dégâts, dont à Mirabel, au nord de Montréal

MONTRÉAL - Deux tornades ont causé de nombreux dégâts à Mirabel, dans les Laurentides, vendredi soir.

Personne ne semblait avoir été blessé dans le passage des tornades, qui se sont suivies à quelques minutes d'intervalle dans des régions largement rurales, à 35 kilomètres l'une de l'autre.

Le météorologue René Héroux, d'Environnement Canada, a expliqué qu'une personne aurait pu se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, soulignant que cela avait heureusement pu être évité.

La première tornade d'une intensité F0 sur l'échelle de Fujita — qui classifie l'intensité des tornades, de F0 à F5 — a touché le village de Brownsburg Chartham aux environs de 20 h vendredi, avec des vents atteignant 120 km/h.

Une deuxième tornade d'une intensité F1 a suivi quinze minutes plus tard, dans le secteur de Saint-Benoit. Les vents soufflaient cette fois-ci à 150 km/h.

M. Héroux a précisé que dans les deux cas, les dommages concernaient surtout une dizaine de bâtiments situés dans des zones rurales.

«On parle surtout de toits emportés, de fenêtres fracassées et d'arbres déracinés», a-t-il indiqué.

Jusqu'à sept demeures ont été ébranlées par le passage de la tornade à Saint-Benoit, a mentionné M. Héroux, tandis qu'environ 10 régions agricoles de Brownsburg Chatham ont été sévèrement touchées, a-t-il poursuivi.

L'église presbytérienne de Grande Fresnière, à Saint-Benoit, a été complètement détruite, a mentionné M. Héroux. Plusieurs pannes d’électricité ont aussi été signalées, des lignes de transmission s’étant abattues au sol. Des équipes d'Hydro-Québec s'affairaient à rétablir le courant des maisons affectées dans la nuit de vendredi à samedi.

Il ajoute que la colonne d'air en rotation avait un diamètre de «quelques centaines de mètres», de 300 mètres tout au plus.

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, estime que les dégâts s'élèvent à plusieurs millions de dollars. Il devrait demander l'aide financière du gouvernement du Québec, si le secteur est désigné comme zone sinistrée.

La tornade observée vendredi est la première de la saison. Selon M. Héroux, on en observe en moyenne six par année au Québec, surtout pendant les mois de juin, juillet et août.

«Avec la chaleur et l'humidité qu'on observe ces jours-ci, ça peut se produire», dit-il.

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