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Algérie: le président de la nouvelle Assemblée élu sur fond de chahut islamiste

26/05/2012 01:24 EDT | Actualisé 26/07/2012 05:12 EDT

ALGER, Algérie - Le nouveau Parlement algérien issu des élections législatives du 10 mai a plébiscité samedi, dans un vote à main levée, son nouveau président, Mohamed Larbi Ould Khelifa, sur fond de contestation des formations islamistes et des partis minoritaires.

Âgé de 74 ans et originaire de Kabylie, le nouveau président de l'Assemblée populaire nationale (APN) a été ministre de l'Enseignement dans les années 1980 et sa dernière fonction en date est celle de président du Haut conseil de la langue arabe. En mai, il avait conduit à Alger la liste du FLN, le parti majoritaire à l'APN avec 208 sièges sur 462.

Lors du vote, les députés du Parti des travailleurs (PT, trotskiste) ont quitté l'enceinte en se disant "non concernés" par cette élection, tandis que leurs confrères du Front des forces socialistes (FFS) ont contesté cette élection, estimant qu'il fallait d'abord adopter le règlement intérieur.

Par ailleurs, les quelque 49 députés islamistes de l'Alliance Algérie verte (AAV) ont provoqué un énorme chahut en brandissant des pancartes de couleur rouge sur laquelle était écrit "Non à la fraude". Les trois partis formant l'AAV (MSP, El-Islah et Nhada) estiment avoir été "spoliés" d'une victoire par un pouvoir qui aurait cherché selon eux à sauver le système politique en place, au nom de la "spécificité algérienne".

Tandis que le nouveau Parlement siégeait à Alger, un "Parlement parallèle" composé de vingt députés et de 80 candidats malheureux s'est réuni à Staoueli (15 km à l'ouest d'Alger). Ce Parlement parallèle est issu du Front populaire pour la sauvegarde de la démocratie en Algérie (FPSD), coalition d'une quinzaine de partis née dans la foulée de la proclamation controversée des résultats des législatives.

"Nous allons siéger à l'Assemblée, car notre statut de députés, nous le devons aux Algériens qui nous ont donné leurs voix. Mais nous allons continuer notre action dans le cadre du FPSD en espérant que d'autres forces politiques se joindront à nous", a déclaré par téléphone à l'Associated Press Abdelkader Merbah, président du Rassemblement patriotique républicain (RPR).

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