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25/05/2012 03:33 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Liban: le Hezbollah prêt à reprendre le dialogue national "sans conditions"

Le secrétaire général du mouvement chiite Hezbollah s'est dit prêt vendredi à revenir à la table du dialogue national "sans conditions", après près de trois semaines d'incidents violents à travers le Liban.

Hassan Nasrallah a déclaré dans une vidéo-conférence à l'occasion de l'anniversaire du retrait d'Israël du sud du Liban en 2000 que le président Michel Sleimane avait invité au dialogue et "nous sommes d'accord pour retourner à la table du dialogue sans conditions".

Le président Sleimane a fixé jeudi à la deuxième semaine de juin la reprise du dialogue national, portant sur une "stratégie nationale de défense" censée déterminer l'avenir de l'arsenal du puissant mouvement chiite.

M. Nasrallah a appelé à faire la distinction entre les armes du Hezbollah et les autres déployées à travers le pays.

Les "armes de la résistance" (Hezbollah, NDLR) sont "dissuasives, pour faire face à l'ennemi israélien", alors que les autres armes qui se trouvent chez "tout le monde" touchent à la "paix civile, la sécurité et la stabilité à l'intérieur" du pays.

"Il y a une différence essentielle entre les deux et nous sommes prêts à discuter de tout", a-t-il dit.

M. Nasrallah a jugé par ailleurs que les seules parties autorisées à protéger la paix civile étaient l'Etat et l'armée libanaise.

Il a d'autre part appelé à ne pas "se laisser entraîner dans des violences quelconques", et invité les médias et les dirigeants politiques à cesser leurs incitations au conflit confessionnel.

Ces déclarations surviennent alors que le pays est secoué ces dernières semaines par de fortes tensions causées par des affrontements confessionnels meurtriers liées au conflit en Syrie.

Le Hezbollah est resté à l'écart de ces violences impliquant des groupuscules sunnites hostiles au régime syrien et des groupes pro-Damas.

Le dialogue national, qui réunit toutes les formations politiques, est suspendu depuis 2010. Le camp de l'opposition réclame que l'armement du Hezbollah soit remis à l'armée, accusant le parti chiite de l'utiliser comme outil de pression sur la vie politique.

rd/feb/vl

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