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25/05/2012 10:31 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Le conseiller anticorruption Mark Pieth presse la FIFA de saisir l'occasion

BUDAPEST, Hongrie - Le principal conseiller anticorruption de la FIFA a prévenu les fédérations nationales de football qu'elles pourraient rater «une superbe occasion» de libérer la fédération internationale de toute mauvaise gestion après des mois de tourmente.

Mark Pieth a déclaré que la FIFA devrait se prémunir des fraudes et autres abus de la part de ses dirigeants en créant une ligne téléphonique spéciale afin de dénoncer tous méfaits. Il croit également que la fédération devrait vérifier l'intégrité de ses principaux dirigeants et rendre public leur salaire. Toutes ces mesures devraient selon lui faire partie de la réforme promise par le président Sepp Blatter.

«Posez un geste courageux et des générations de footballeurs, de partisans et tous ceux qui ont partie prenante dans le football se rappelleront de vous», a indiqué Pieth aux 208 nations membres.

La fédération a approuvé des changements partiels pendant la réunion de vendredi, mais a reporté l'adoption de la plupart des propositions mises de l'avant par le comité de 13 personnes dirigé par Pieth à l'an prochain.

«Je vous en prie, abstenez vous de ne choisir que ce qui vous sied bien dans ce menu, a prévenu Pieth. Je ne dis pas que vous devez tout utiliser, mais ces items sont liés.»

Blatter a déclaré que les délibérations de vendredi restaureront «la tranquilité et la stabilité» au sein de la FIFA, après une année remplie de scandales de corruption et d'allégations de mauvaise gestion contre certains de ses principaux dirigeants.

«Même si M. Pieth nous demande de ne pas choisir à la pièce, on ne peut 'commander' tout le menu», a indiqué le président, saluant au passage l'énorme appui donné par les délégués au premier bouquet de réformes.

Blatter a placé la FIFA sur la voie de la réforme l'an dernier, après avoir admis que la direction de la fédération se trouvait dans la tourmente. Il a alors promis des «décisions radicales». Depuis, trois vétérans dirigeants de la FIFA ont soit été bannis, soit démissionné afin d'éviter des enquêtes au sujet de corruption alléguée.

La FIFA a tout de même opéré des changements au cours des derniers jours. Elle a approuvé un tribunal d'éthique à deux niveaux pour gérer les allégations de corruption et revampé son comité de vérifications afin de superviser les dépenses annuelles de la fédération, qui se chiffrent à plus d'un milliard de dollars. Elle a aussi nommé la première femme — la Burundaise Lydia Nsekera — à rejoindre son comité exécutif de 24 hommes.

Toutefois, des «problèmes fondamentaux» demeurent d'ici l'Assemblée générale annuelle de 2013, qui aura lieu en République de Maurice, a dit Pieth.

Il a demandé aux membres de la FIFA de scruter les hauts dirigeants de la fédération. Mais dans les propositions acceptées vendredi, Blatter et sa garde rapprochée ne seront pas soumis à des vérifications d'intégrité.

«Il ne s'agit pas d'ingénierie spatiale, mais bien de simple discipline», a noté Pieth, qui implore également la FIFA de greffer des professionnels indépendants au sein de son comité exécutif.

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