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25/05/2012 01:06 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

La capsule Dragon s'amarre à la Station spatiale internationale

CAP CANAVERAL, États-Unis - La capsule Dragon lancée par la fusée Falcon 9 s'est amarrée vendredi à la Station spatiale internationale (SSI), où elle apporte une cargaison de marchandises 450 kilos. C'est la première fois qu'un vol vers la SSI est assuré par une entreprise privée, la firme américaine SpaceX, ouvrant une nouvelle ère du transport spatial commercial.

La journée de jeudi avait été consacrée à une série de manoeuvres d'approche, ultime répétition avant l'amarrage de vendredi, qui s'est déroulé sans encombre. Un des membres d'équipage de la SSI, l'astronaute américain Donald Pettit, s'est servi du bras articulé de la station, le Canadarm2, pour saisir la capsule non habitée et l'amarrer. «On dirait qu'on a attrapé un dragon par la queue», a-t-il lancé.

C'est la première mission réalisée par l'une des entreprises américaines privées qui espèrent pouvoir prendre en charge le ravitaillement de la SSI et, à terme, l'envoi d'astronautes pour le compte de la NASA. Jusqu'à présent, ces missions étaient effectuées par des États, principalement la Russie, les États-Unis, les pays de l'Union européenne et le Japon.

Jusqu'à présent, les vaisseaux de marchandises envoyés vers la SSI ne regagnaient pas la Terre. Simplement chargés de déchets au retour, ils se consumaient dans l'atmosphère. Dragon, au contraire, est conçu pour revenir sur Terre avec une charge utile. La capsule devrait amerrir dans le Pacifique comme les capsules Mercury, Gemini et Apollo, entre 1961 et 1972.

Dragon doit passer une semaine amarrée à la SSI avant son retour prévu le 1er juin, avec une cargaison d'équipements et d'expériences scientifiques.

Après avoir mis fin durant l'été 2011 à son programme de navettes spatiales, la NASA va désormais se tourner vers le secteur privé pour envoyer des astronautes dans l'espace à partir du territoire américain. Selon SpaceX, ces vols habités pourraient avoir lieu d'ici seulement trois à quatre ans.

«Chaque vol dans l'espace est un moment exaltant, mais celui-ci l'est particulièrement», a commenté mardi John Holdren, conseiller scientifique du président américain Barack Obama. «Ce rôle accru du secteur privé va libérer des ressources de la NASA et lui permettre de faire ce qu'elle sait le mieux faire: se confronter aux plus grands défis technologiques de l'espace, y compris ceux de vols habités au-delà de l'orbite basse terrestre», a-t-il ajouté.

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