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25/05/2012 03:59 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Euro-2012 - Alain Bernard: "Ne jamais lâcher quoiqu'il arrive"

Le champion olympique français Alain Bernard, en bien mauvaise posture avant la finale, a puisé dans l'émotion de son dernier grand 100 m individuel pour finir 2e, fidèle à son tempérament de "ne jamais lâcher quoiqu'il arrive", lors de l'Euro-2012, vendredi à Debrecen.

Bernard prendra sa retraite à l'issue des Jeux de Londres où il ne nagera que le relais 4x100 m libre.

Q: Comment avez-vous vécu cette finale ?

R: "Les sensations étaient bien meilleures, allez savoir pourquoi. Sûrement parce que c'était la dernière. Dans l'eau ça allait bien, dans ma tête aussi. J'étais plus confiant. S'ils avaient tous nager à leur vrai niveau, peut-être que je ne serais pas sur le podium. Avec des si on refait le monde. On s'en fout, une finale reste toujours une finale. Extérieur ou au milieu du bassin, il peut se passer énormément de choses. Je me suis forcé à ne pas regarder les autres, surtout sur le retour. Je fermais les yeux. Les derniers mètres ont été très durs mais à l'arrivée une belle médaille, je suis vraiment content. Il fallait y croire, il fallait oser et avoir beaucoup de culot pour tenter un coup d'esbrouffe comme ça".

Q: Il s'agit de votre 8e grande médaille en autant de finales. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

R: "C'est rare que je fasse une compétition internationale sans revenir avec une médaille. J'en ai bien pris l'habitude et j'espère garder cette habitude jusqu'au bout, surtout aux Jeux. Je pense que cette médaille a une saveur particulière. Je ne m'en rends pas compte parce que j'essaie de rester dans la compétition, il y a le 50 m demain (samedi). Mais c'est énormément de choses. C'est une revanche sur moi-même. C'est mon tempérament de ne jamais lâcher quoiqu'il arrive, dans les bons comme dans les mauvais moments. C'est d'autant plus dur de ne pas lâcher dans les mauvais moments et j'ai réussi à le faire".

Q: Vous avez annoncé mettre un terme à votre carrière à l'issue des Jeux. Votre décision est-elle définitive ?

R: "C'est décidé, c'est comme ça. C'est impossible que ce soit autrement. Un exploit reste unique et j'en ai déjà fait plus d'un. Je ne veux pas être trop gourmand non plus. J'ai eu la chance de pouvoir réaliser des rêves et j'ai envie d'apprécier la vie différemment. C'est vrai qu'on est dans un cocon, qu'on est chouchouté, on est bien. Peut-être que j'aurais envie de rester mais je ne veux pas avoir de regrets. Je veux que ce soit moi qui décide de mon arrêt et pas que ce soit les autres qui me mettent dehors".

Propos recueillis en conférence de presse

sc/gd

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