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Des rebelles libyens mais aussi syriens sur le tapis rouge aux côtés de BHL

25/05/2012 03:09 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Pour symboliser "le passage du flambeau de la liberté" entre ex-rebelles libyens et insurgés syriens en guerre, Bernard-Henri Levy va être accompagné, vendredi soir sur les marches de Cannes, par des vétérans libyens mais aussi par deux opposants clandestins au régime de Damas.

L'écrivain-philosophe avait prévu et annoncé que des invités libyens, rencontrés l'an dernier pendant les combats, fouleraient à ses côtés le tapis rouge pour la projection de son documentaire présenté en sélection officielle (séance spéciale), "Le serment de Tobrouk".

En plus de ces ex-rebelles, devenus aujourd'hui membres de la nouvelle élite libyenne, deux syriens sont clandestinement sortis de leur pays, via des pays limitrophes et seront vendredi soir aux côtés de l'équipe du film.

Par crainte de représailles contre leurs familles, ils demandent à conserver l'anonymat et vont apparaître masqués, le visage caché dans des drapeaux de la "Syrie libre", sous les objectifs des caméras du monde entier.

Jeudi après-midi c'est derrière les rideaux tirés d'un bureau parisien, au rez-de-chaussée d'un immeuble d'un quartier chic, que libyens et syriens ont fait connaissance, en présence d'un reporter de l'AFP.

En arabe, Suliman Fortia, l'un des héros du bastion rebelle libyen de Misrata, explique aux deux Syriens que "Bernard-Henri Levy a été le premier à être venu en Libye. Ce qui s'est passé l'a été grâce à lui, car il connaissait Sarkozy".

"Je vous souhaite la même chose. Bachar est un tyran, il faut le faire tomber... Ma famille a lutté pendant trente-six ans, il faut avoir du courage".

En anglais, que certains comprennent, BHL lance: "Il y a quelque chose qui s'appelle le passage du flambeau. J'aimerais que demain, à Cannes, vous passiez le flambeau de ce que vous avez fait à nos amis syriens. C'est le sens de notre rencontre. Vous avez la flamme de la liberté, vous la passerez à nos frères syriens".

L'un des deux syriens, désormais officier dans l'un des groupes rebelles, ému aux larmes, sort de la pièce. Puis il revient et, sur un écran de télévision, tout le monde visionne le "Serment de Tobrouk".

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