NOUVELLES
25/05/2012 06:28 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Conflit étudiant: deux Québécois sur trois contre la loi spéciale (sondage)

Deux Québécois sur trois ne pensent pas que la loi spéciale encadrant le droit de manifester puisse rétablir la paix sociale, tandis que la moitié d'entre eux prônent la négociation, selon un sondage publié vendredi par la chaîne publique Radio-Canada.

A la question "Est-ce que la loi 78 pourrait être la meilleure solution pour ramener la paix sociale au Québec?", 61% des 1.000 internautes interrogés par l'institut CROP répondent par la négative et 30% seulement par un oui, tandis que 10% n'expriment pas d'opinion.

Selon ce sondage, 49% des personnes interrogées sont persuadées qu'une médiation entre le gouvernement et les étudiants serait la meilleure méthode pour sortir de l'impasse actuelle.

Le moratoire sur la hausse des droits de scolarité, suggéré par les étudiants et repoussé par le pouvoir, ne recueille que 13% d'avis favorable, tandis que d'éventuelles élections législatives anticipées n'obtiennent le soutien que de 16% des personnes interrogées.

Au début du conflit sur les frais de scolarité, déclenché début février par l'annonce d'une hausse, la majorité des Québécois approuvaient la position du gouvernement, jugeant que le coût des études devait être assumé davantage par les intéressés que par le contribuable moyen.

Mais l'adoption le 18 mai d'une loi spéciale restreignant la liberté de manifester a concentré l'attention sur celle-ci et l'opinion publique s'est majoritairement retournée sur cette question contre le Premier ministre de centre-droit Jean Charest.

Mardi dernier, une manifestation contre cette loi a rassemblé près de 100.000 personnes dans les rues de Montréal.

via/mdm

PLUS:afp