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25/05/2012 02:44 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Combats dans le fief d'un chef rebelle dans le sud du Soudan

Des combats ont opposé ces derniers jours l'armée soudanaise à des rebelles dans le fief du général dissident Malik Agar dans le sud-est du Soudan, a-t-on appris vendredi auprès des deux parties.

Après cinq jours de combats, l'armée a pris les zones de Jam et Suda, jusqu'alors aux mains des rebelles, contrôlant désormais les montagnes Angasana les entourant, a indiqué l'adjoint au gouverneur de l'Etat du Nil Bleu, cité par le Sudanese media center (SMC), proche des services de sécurité.

Mais Arnu Ngutulu Lodi, porte-parole de la branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM, ex-rebelles sudistes) a affirmé que les rebelles contrôlaient toujours la région, où réside leur chef Malik Agar.

"Depuis avant-hier, les forces gouvernementales ont essayé de prendre cette zone", a indiqué M. Lodi à l'AFP. "Mais le SPLM-N les a repoussées (...) Les combats ne sont pas finis".

Il a indiqué que les deux parties faisaient usage de l'artillerie lourde dans cette zone montagneuse non loin de la capitale de l'Etat du Ni Bleu, Al- Damazin.

Le gouvernement et les rebelles ont chacun affirmé avoir infligé d'importantes pertes à leur ennemi.

L'accès à la zone est très limitée, rendant très difficile une vérification sur le terrain de ces allégations.

Les rebelles du SPLM-Nord se sont battus au côté du Sud pendant la guerre civile qui a duré de 22 ans et pris fin en 2005 avec un accord de paix.

Des affrontements ont éclaté début septembre au Nil Bleu entre l'armée et les rebelles du SPLM-Nord, restés fidèles au gouverneur élu Malik Agar, remplacé par le général Yahia Mohammed Kheir.

Khartoum accuse le Soudan du Sud de continuer à soutenir le SPLM-N.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a annoncé jeudi que Khartoum et Juba allaient reprendre mardi leurs négociations, suspendues après des semaines de combats et de tensions à leur frontière commune.

Les deux voisins ne parviennent pas à s'entendre sur plusieurs questions délicates, dont celle de la démarcation de la frontière, laissées en suspens après la sécession du Sud en juillet 2011.

it/vl/feb

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