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Au moins 50 personnes, dont 13 enfants, tuées dans le centre de la Syrie

25/05/2012 09:47 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

BEYROUTH - Des militants ont affirmé vendredi que les forces syriennes avaient tué au moins 50 personnes, dont 13 enfants, lors d'attaques menées dans le centre du pays.

Selon les militants, les forces du président Bachar el-Assad ont tiré avec des mitrailleuses et des chars dans la région de Houla, dans la province centrale de Homs, qui comprend plusieurs villes et villages.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme et les Comités locaux de coordination, deux organisations militantes, rapportent qu'au moins 50 personnes ont été tuées dans l'offensive.

L'Observatoire affirme que les victimes comprennent 13 enfants et qu'il y a aussi une centaine de blessés.

Plus tôt dans la journée, les forces syriennes ont ouvert le feu à Alep pour disperser plusieurs milliers de personnes qui manifestaient contre le régime de Bachar el-Assad, faisant deux morts, selon les deux organisations.

D'après un militant présent sur place, Mohammad Saïd, plus de 10 000 personnes ont vendredi défilé à Alep après la grande prière du vendredi. «À bas Bachar el-Assad», scandait la foule.

Les forces syriennes ont ouvert le feu et tiré des grenades lacrymogènes, tuant au moins deux personnes et faisant plusieurs blessés.

Un cessez-le-feu est censé être entré en vigueur le 12 avril dans le cadre du plan de sortie de crise proposé par l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan. Mais la trêve est largement ignorée par les différentes parties du conflit.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a réaffirmé jeudi que le plan de Kofi Annan est le seul moyen de mettre fin aux violences en Syrie. «À ce stade, nous n'avons pas de plan B», a-t-il expliqué dans un entretien à CNN.

Par ailleurs, des pèlerins chiites libanais qui avaient été enlevés il y a trois jours en Syrie ont été libérés vendredi, selon les autorités. Ce groupe de chiites revenait d'un pèlerinage en Iran quand l'enlèvement a eu lieu.

Le premier ministre libanais, Najib Mikati, a confirmé leur libération, assurant qu'ils étaient «en bonne santé et en route pour Beyrouth». Les autorités syriennes et libanaises ont attribué la responsabilité de cet enlèvement aux rebelles syriens.

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