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25/05/2012 06:56 EDT | Actualisé 25/07/2012 05:12 EDT

Algérie: le Conseil constitutionnel réajuste la répartition des sièges

ALGER, Algérie - Le Conseil constitutionnel algérien a tranché vendredi sur les 170 recours déposés par les partis politiques après les élections législatives du 10 mai, procédant ainsi à un léger réajustement dans la répartition des sièges.

Conséquence de cette nouvelle répartition, le Parti des travailleurs (trotskiste) gagne sept nouveaux sièges et le nombre de ses députés passe donc de 17 à 24.

Le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Ait Ahmed gagne lui aussi six nouveaux sièges, pour un total de 27 députés au lieu de 21.

L'Alliance verte, composée de trois partis islamistes, récupère deux nouveaux sièges et compte à présent 50 députés au lieu de 48.

Le Front pour la justice et le développement (islamiste) de Chikh Djaballah et le Mouvement populaire algérien ont gagné un siège chacun et comptent respectivement huit et sept députés.

Ce réajustement s'est fait essentiellement au détriment du parti majoritaire, le Front de libération nationale, qui perd 17 sièges, mais qui reste largement majoritaire avec 204 députés sur 462, alors que son allié dans la coalition présidentielle, le Rassemblement national démocratique, descend à 69 sièges.

Par ailleurs, le président Abdelaziz Bouteflika a mis fin aux fonctions de six ministres du gouvernement sortant après leur élection comme députés dans des circonscriptions où ils ont conduit les listes de leur parti respectif.

Il s'agit des ministres du Transport, du Travail, de l'Enseignement supérieur, de l'Industrie, des Travaux publics et de l'Environnement. La gestion de leurs départements a été confiée provisoirement à d'autres ministres, en attendant la désignation d'un nouveau gouvernement.

Le verdict du Conseil constitutionnel a été rendu à la veille de l'investiture de la nouvelle Assemblée, qui aura lieu samedi au cours d'une cérémonie officielle.

Quinze partis politiques qui se considèrent «spoliés» de leurs voix lors des élections du 10 mai ont décidé de boycotter la cérémonie et de tenir une réunion parallèle en tant que «Parlement légal».

Le ministre de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a qualifié cette initiative d'«atteinte à l'État de droit», invitant les partis concernés à prendre leurs sièges à l'Assemblée ou à «démissionner».

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