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24/05/2012 11:59 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Tour d'Italie - 18e étape: Cavendish trouve son maître

Le champion du monde, le Britannique Mark Cavendish, a trouvé son maître d'un jour à l'arrivée de la 18e étape du Giro, jeudi, à Vedelago, où le jeune italien Andrea Guardini l'a devancé nettement.

"Aujourd'hui, il était le plus rapide", a convenu Cavendish après avoir eu un geste de mauvaise humeur sous le coup de la déception en franchissant la ligne. "J'étais en train de perdre !", a expliqué le numéro un du sprint.

Mâchoires serrées, le champion du monde a revu les images de ce sprint, le dernier du Giro, puisque la course toujours menée par l'Espagnol Joaquim Rodriguez aborde deux journées décisives en haute montagne avant le contre-la-montre final dimanche à Milan.

Sur l'écran, Cavendish a revécu le triomphe du jeune Italien de 22 ans, l'un des espoirs de la discipline. Guardini, qui dispute son premier grand tour sous les couleurs de l'équipe Farnese Vini (deuxième division), s'est imposé nettement, d'une longueur de vélo, après un sprint magistral et limpide.

Dans le sillage de l'Italien Roberto Ferrari, Guardini a produit son effort juste avant que Cavendish, dans la roue de son coéquipier gallois Geraint Thomas, entame son sprint. Lancé (sans doute) à une vitesse insuffisante, fatigué (de son propre aveu) par les efforts du Giro, le champion du monde n'a pu remonter son adversaire et a échoué à gagner une quatrième fois depuis le départ.

"Incroyable, incroyable", a répété Guardini, formé à la piste (champion d'Europe juniors de keirin en 2007) et révélé surtout par ses séries au Tour de Langkawi (cinq étapes en 2011, six en 2012). L'Italien de Colognola ai Colli (dans les vignobles de Soave) a d'autant plus exulté qu'il a gagné dans sa région de Vénétie, au lendemain d'une étape qu'il avait terminée... en dernière position.

Sous la chaleur enfin retrouvée, les candidats au maillot rose se sont offert une sortie sur le grand braquet, à plus de 49 km/h. Avant de retrouver la montagne, vendredi, dans la 19e étape, longue de 198 kilomètres de Trévise à l'Alpe di Pampeago.

Après le Passo Manghen (20,5 km à 7,4%), le parcours propose une boucle spectaculaire. L'Alpe di Pampeago est escaladée à deux reprises, une première fois jusqu'au sommet du col (10,5 km à 9,7 %), la seconde jusqu'à la ligne installée à 1740 mètres d'altitude (7,7 km à 9,8 %) comme lors des quatre arrivées précédentes depuis 1998 (victoires de Tonkov, Pantani, Simoni, Sella).

Pour Joaquim Rodriguez et l'Italien Ivan Basso, c'est l'avant-dernière chance de distancer le Canadien Ryder Hesjedal, dont la cote est montée en flèche après la première étape dolomitique de mercredi.

"Trente secondes d'avance sur lui, ce n'est pas suffisant", a estimé le leader du Tour d'Italie.

"Pour l'instant, je vois Hesjedal comme le favori numéro un", a confirmé Valerio Piva, le directeur sportif du Catalan. "Pour gagner le Giro, Rodriguez doit prendre du temps au Canadien et maintenir son av avantage sur les autres". A commencer par Basso, qui a prévu de poursuivre sa stratégie de procéder par élimination en s'appuyant sur ses équipiers, omniprésents.

jm/jr

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