QUÉBEC - L'ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean a signé une entente, jeudi, avec le président du comité des Jeux olympiques d'été de Londres concernant l'usage du français durant l'événement.

Mme Jean représente l'Organisation internationale de la francophonie, dont le premier accord du genre avec les Jeux a été conclu en 2004. Le français est l'une deux langues officielles du mouvement olympique.

Les négociations pour la convention londonnienne ont été longues parce que, selon Michaëlle Jean, le comité organisateur n'acceptait pas que la langue de Molière occupe une place importante durant les Jeux.

Mais l'entente ratifiée jeudi a été saluée par les deux parties.

Elle précise les endroits où le français doit être utilisé, y compris sur les tableaux d'affichage, dans la documentation destinée aux athlètes et dans les zones de services.

Elle prévoit notamment le déploiement de modérateurs francophones sur Facebook qui aideront les organisateurs à faire en sorte que leurs communications sur le populaire site de réseautage soient vraiment bilingues.

Mme Jean a signé l'accord avec Sebastien Coe, le président du comité organisateur des Jeux olympiques de Londres, à Québec.

Elle se rendra dans la capitale britannique au moins d'août afin de s'assurer que la convention est respectée.

L'ex-gouverneure a déclaré que cette entente était le fruit d'efforts communs et qu'elle avait été inspirée par d'autres Jeux.

Les Olympiques d'hiver à Vancouver en 2010 avait été acclamées pour la place qu'elles avaient accordé au français, en dépit des critiques envers le président de leur comité.

John Furlong avait été cloué au pilori en raison de sa connaissance insuffisante du français et du manque d'éléments francophones dans le cadre de la cérémonie d'ouverture.