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Les élections de Madagascar doivent être bien préparées (ex-médiateur SADC)

24/05/2012 12:17 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Les élections devant mettre fin à trois ans de crise institutionnelle à Madagascar devront être bien préparées et crédibles, afin que le résultat puisse être accepté par tous, a estimé jeudi l'ex-président mozambicain Joaquim Chissano, ancien médiateur régional du conflit.

"Il est essentiel que les élections aient lieu une fois que les conditions seront bonnes à l'intérieur (de Madagascar), mais aussi quand la communauté internationale sera prête à en accepter le résultat", a indiqué M. Chissano, qui a dirigé les efforts de médiation de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), dont la Grande Ile est membre.

Ces élections, dont la date devrait être annoncée lundi, doivent apporter "une nouvelle atmosphère, un nouveau climat politique à Madagascar" et permettre le retour d'une "vie normale et démocratique", a-t-il affirmé à l'AFP, en marge d'une conférence au Cap.

La Grande Ile est quasi-paralysée depuis plus de trois ans. Contesté par une partie de la population descendue dans la rue, puis abandonné par l'armée, le président Marc Ravalomanana a été contraint de céder le pouvoir début 2009, se réfugiant en Afrique du Sud et laissant la place au maire d'Antananarivo Andry Rajoelina.

Les différents partis malgaches ont signé en septembre une "feuille de route" sous l'égide de la SADC, qui décrit les modalités d'une sortie de crise, et prévoit notamment l'organisation d'élections.

Mais la situation est restée tendue sur place, les autorités provisoires ayant notamment empêché le retour d'exil de M. Ravalomanana, tandis que les grèves se multiplient. Une manifestation de soutien à une radio d'opposition menacée de fermeture a été violemment dispersée samedi.

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