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24/05/2012 09:46 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

Le pétrole ouvre en hausse à New York et tente un rebond

Les cours du pétrole ont ouvert en hausse jeudi à New York, portés par le dossier iranien et des statistiques conformes aux attentes aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet avançait de 1,18 dollar à 91,08 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) vers 13H30 GMT, rebondissant après avoir atteint mercredi un plus bas depuis le 21 octobre.

Les investisseurs suivaient la réunion de Bagdad réunissant l'Iran et les pays du Groupe "5+1" (les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, plus Allemagne).

Les négociations ont été prolongées à jeudi mais connaissaient un blocage. Selon une source diplomatique occidentale, cela vient du fait que l'Iran demande que la possibilité d'enrichir de l'uranium lui soit reconnue, ce que les "5+1" refusent. A la mi-journée, cette même source tablait sur le fait qu'il n'y aurait pas d'accord à Bagdad mais une entente pour de nouvelles négociations.

"Une certaine incertitude se dégage de cette rencontre et si nous constations des tensions, les cours repartiraient en flèche", a commenté Rich Ilczyszyn, de iiTrader.com

De même, Phyl Flynn, de PFG Best, a avancé que "le pétrole devrait rebondir, surtout s'il semble que ces discussions vont rompre", d'autant plus que l'or noir "a sans doute atteint le bas de la fourchette actuelle des cours".

Aux Etats-Unis, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage "ont été conformes aux attentes du marché", a dit M. Ilczyszyn, minimisant l'impact de ces chiffres sur les cours.

Les nouvelles inscriptions au chômage ont baissé aux Etats-Unis avec 370.000 demandes d'allocations déposées dans le pays du 13 au 19 mai, soit 0,5% de moins que la semaine précédente.

Les commandes de biens durables ont quant à elles rebondi aux Etats-Unis en avril, augmentant de 0,2% par rapport au mois précédent, contre 0,3% attendu. Et selon la nouvelle estimation du gouvernement, les commandes de biens durables ont chuté de 3,7% en mars, soit moins que les 4,0% annoncés début mai.

Ce dernier indicateur "a montré une croissance du secteur industriel, ce qui a dopé le brut", a souligné Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

sab/sl/sam

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