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La police est blâmée en lien avec la mort d'une détenue en Nouvelle-Écosse

24/05/2012 02:51 EDT | Actualisé 24/07/2012 05:12 EDT

HALIFAX - Une femme de la Nouvelle-Écosse qui avait été emprisonnée pour ivresse publique et qui est ensuite décédée d'un accident vasculaire cérébral a été laissée gisante sur le plancher de ciment de sa cellule pendant quatre heures, dans son urine, a conclu une enquête sur la gestion de l'affaire par la police de Truro, en Nouvelle-Écosse.

L'enquête, ordonnée par le ministre de la Justice, Ross Landry, indique que la police de Truro n'avait pas correctement surveillé Victoria Rose Paul alors qu'elle se trouvait en détention, il y a trois ans.

La femme de 44 ans avait été arrêtée le 28 août 2009 à l'extérieur d'un bar de Truro pour ivresse sur la voie publique. Le lendemain, elle a été transportée dans un hôpital de Halifax, où elle est morte le 5 septembre.

Après avoir été emmenée en prison, elle s'est étendue et s'est endormie. Trois heures plus tard, cependant, elle est tombée de son lit de camp et «a continué de bouger, comme si elle était en détresse», indique le rapport.

Lorsque le policier en charge du bloc de détention a visité sa cellule près de cinq heures après son incarcération, les sous-vêtements de Mme Paul avaient partiellement glissé, elle avait été incontinente et était incohérente.

Selon le rapport, il n'est pas normal de laisser une personne étendue sur le plancher pendant plus de quatre heures, de la laisser continuer à porter des vêtements souillés, ou de demeurer dans son urine pendant une longue période de temps.

L'enquête a été menée par Nadine Cooper Mont, commissaire aux plaintes de la Police de la Nouvelle-Écosse. Mme Cooper Mont a indiqué que l'état de la détenue n'avait pas été évalué au moment de son incarcération, et qu'elle n'avait pas été emmenée à l'hôpital avant la 10e heure suivant son arrivée.

Le bureau du coroner de la province a déterminé que l'AVC est sans doute survenu alors que Mme Paul se trouvait dans sa cellule, et a été d'une telle violence qu'elle n'aurait pas survécu, même si elle avait été immédiatement traitée. Mais selon Mme Cooper Mont, cela n'excuse pas les délais observés dans cette affaire.

Le rapport recommande que de meilleures politiques soient mises en place pour mieux évaluer l'état des personnes ivres lorsqu'elles sont emmenées en cellule, et suggère un meilleur partage de l'information lors des changements de quart.

Le document presse également le gouvernement provincial de clarifier les règles sur les visites aux cellules, une mesure qui sera mise en place, assure le ministre Landry.

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