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Golfe: les aéroports absorbent d'énormes investissements

24/05/2012 05:02 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Les pays du Golfe investissent à coup de milliards de dollars dans les infrastructures aéroportuaires, avec l'ambition, comme aux Emirats arabes unis et au Qatar, de devenir des hubs internationaux.

"Nous essayons de rattraper la demande. Nous ne faisons pas de dépenses excessives", s'est défendu cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum, le patron de l'aviation civile de Dubaï, où le succès de la compagnie Emirates Airlines justifie les énormes investissements aéroportuaires.

Cheikh Ahmed a confirmé en marge du Salon des aéroports qui s'achève jeudi à Dubaï un plan prévoyant de dépenser 7,8 milliards USD d'ici 2020 pour porter la capacité de l'aéroport de la cité-Etat, déjà le plus actif de la région, de 60 millions de passagers par an à 90 millions d'ici 2018.

Entre l'aéroport de Dubaï et Al-Maktoum International, un deuxième aéroport conçu pour être le plus grand du monde et qui n'est encore utilisé que pour le transport de fret, l'émirat table sur 98,5 millions de passagers en 2020.

Le trafic passagers de l'aéroport de Dubaï a pratiquement doublé en cinq ans, passant de 24,8 millions en 2005 à 47,2 millions en 2010 pour atteindre 50,98 millions l'années dernière.

L'aéroport est désormais au quatrième rang mondial en termes de trafic passagers. Il est principalement utilisé pour le transit entre l'Occident et l'Asie et l'Australie.

Le président de Dubai Airports, Paul Griffiths, a indiqué que son groupe se concentrait sur l'achèvement du hall 3, qui va porter la capacité de l'aéroport de Dubaï à 75 millions de passagers. L'installation est spécialement conçue pour l'avion géant A380, dont Emirates est le principal client dans le monde.

"Finir le hall 3 est notre priorité. Au premier trimestre de 2013, il devrait être opérationnel", a déclaré M. Griffiths.

Le secteur de l'aviation, avec 22 milliards de dollars de revenus, contribue à hauteur de 28% au PIB de l'émirat de Dubaï.

Les ambitions sont aussi grandes dans l'émirat d'Abou Dhabi et au Qatar.

Une étude a montré que les aéroports du Golfe sont congestionnés, à l'exception de ceux des Emirats grâce aux investissements de Dubaï.

L'aéroport d'Abou Dhabi, où opère Etihad Airways, a vu le nombre de ses passagers plus que doubler en six ans, passant de 5,3 millions en 2006 à 12 millions en 2011. Il a une capacité de 12,5 millions de passagers par an, qui devrait passer à 47 millions après l'achèvement en 2017 d'une extension en cours.

Le Qatar construit un nouvel aéroport, à quatre kilomètres de celui de Doha, qui a été déjà été élargi et rénové pour accompagner la croissance du réseau de Qatar Airways.

Le nouvel aéroport, d'un coût de 14,5 milliards de dollars, sera partiellement construit sur un terrain conquis sur la mer et devrait avoir une capacité de 24 millions de passagers une fois achevée la première phase cette année. Cela devrait atteindre environ 50 millions à la fin des travaux en 2015.

L'aéroport du Koweït va pour sa part s'agrandir. Le coût de l'opération visant à doubler sa capacité à 13 millions de passagers en 2016 a été estimé à 6 milliards de dollars par le chef de l'aviation civile Fawaz al-Farah.

"Le Koweït applique une politique de ciel ouvert pour le transport aérien. Cette (extension) est destinée à répondre aux exigences de itiniéraires régionaux et internationaux", a déclaré M. Farah lors du Salon des aéroports de Dubaï.

L'Arabie saoudite, qui occupe la plupart de la péninsule arabique, a annoncé son intention de dépenser entre 10 milliards et 15 milliards de dollars pour la construction et la modernisation de ses aéroports d'ici 2020.

La capacité de l'aéroport roi Khaled de Ryad devrait passer de 14 à 25 millions de passagers, tandis qu'un nouveau terminal en construction pour 7,21 milliards de dollars, portera celle de l'aéroport de Jeddah de 17 à 30 millions de passagers.

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