Les pays membres de l'Union européenne réunis à Bruxelles pour une rencontre consacrée aux moyens de relancer la croissance économique ont adopté un texte évoquant leur souhait de voir la Grèce rester dans la zone euro, et ce, malgré la crise qu'elle traverse.

Le président français François Hollande a déclaré que son pays « veut que les Grecs restent dans la zone euro. Les Grecs doivent respecter les engagements qui ont été pris, et en même temps la zone euro doit montrer qu'elle peut soutenir la Grèce », a-t-il indiqué.

Il a dit ne pas être informé d'une note du comité de préparation de l'Eurogroupe, chargé de préparer les réunions mensuelles des ministres des Finances des 17 États membres de la zone euro, qui demandait aux gouvernements de préparer chacun de son côté un plan d'urgence dans l'éventualité d'un départ de la Grèce.

« Je ne suis informé d'aucune simulation par je ne sais quel groupe ou sous groupe de ce que pourrait être une sortie de la Grèce de la zone euro. Nous ne prenons pas, pour la France, ce type d'hypothèse », a-t-il affirmé.

Il a profité de l'occasion pour lancer un appel aux Grecs, qui seront appelés aux urnes en juin prochain dans le cadre des élections législatives pour le maintien ou non de leur pays dans l'euro. « La Grèce doit faire un choix important le 17 juin et ce choix doit être européen », a-t-il déclaré.

La chancelière allemande Angela Merkel a elle aussi réaffirmé sa volonté de voir la Grèce rester dans la zone euro, mais a insisté « sur le fait que la Grèce doit s'en tenir aux engagements pris » en échange de l'aide financière internationale, notamment sur la réduction des déficits et les réformes structurelles.

La Bundesbank, la banque centrale allemande, a souligné qu'une sortie de la Grèce de l'euro serait « gérable » et estime que les États de la zone devraient avoir leur mot à dire sur les prochains versements prévus à la Grèce dans le cadre du second plan de sauvetage de 130 milliards d'euros accordé au pays (168,7 milliards de dollars).

Pour l'instant, la zone euro a déboursé près de 50 milliards de dollars dans ce plan. Les versements sont conditionnels à des réformes très dures auxquelles s'oppose la majorité des Grecs.