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USA: Romney dénonce les attaques d'Obama contre la "réussite sociale"

23/05/2012 02:45 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Le candidat républicain Mitt Romney, probable adversaire de Barack Obama à la présidentielle américaine du 6 novembre, a dénoncé mercredi les attaques du camp du président visant la "réussite sociale".

"Nous sommes à une période où tout le monde dans cette administration devrait tout faire pour vous soutenir", a lancé M. Romney devant un rassemblement de responsables hispaniques du monde des affaires à Washington.

"Au lieu de cela, tristement, le président Obama a décidé de s'en prendre à la réussite sociale. Il n'est pas étonnant que beaucoup de ses propres soutiens l'appellent à cesser cette guerre contre les créateurs d'emplois", a ajouté l'ancien gouverneur du Massachusetts (nord-est).

Depuis dix jours, l'équipe du dirigeant démocrate sortant s'en est pris à la carrière de M. Romney dans le privé, quand il dirigeait le fonds d'investissement Bain Capital. Plusieurs de ses publicités politiques montrent ainsi d'anciens employés licenciés, qui traitent M. Romney de "vampire", de "destructeur d'emploi" ou de "contraire de Robin des Bois", dépouillant les pauvres pour donner aux riches.

Les propos tenus par le candidat républicain mercredi sont les plus forts depuis le début de la polémique entre les deux camps.

Certains démocrates font aussi dans la surenchère, comme le représentant James Clyburn qui a accusé mardi M. Romney d'avoir "violé" des entreprises.

"Violer des entreprises, les abandonner endettées, et ouvrir des comptes en Suisse et des adresses professionnelles aux îles Caïmans: j'ai un vrai problème avec ça", a-t-il déclaré mardi sur la chaîne MSNBC.

Mais d'autres alliés du président ont manifesté leur malaise vis-à-vis d'attaques aussi musclées. Le maire démocrate de Newark (New Jersey, est), Cory Booker, a qualifié "d'écoeurantes" les publicités négatives.

"Que cela soit clair", a encore dit M. Romney mercredi, "quand je serai président, vous ne vous réveillerez pas tous les jours en vous demandant si le président est de votre côté".

M. Obama a estimé de son côté que les attaques étaient de bonne guerre et qu'elles reflétaient les inquiétudes de la classe moyenne.

"Ce n'est pas une façon de détourner l'attention, c'est ainsi que cette campagne sera", a-t-il assuré lundi à Chicago (Illinois, nord).

mlm/emp/sam

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