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USA: pas de manquement à la sécurité dans le scandale de prostitution (patron du Secret Service)

23/05/2012 10:38 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Le directeur du Secret Service, chargé de la protection de Barack Obama, a estimé mercredi qu'aucun manquement à la sécurité n'avait été révélé lors de l'enquête sur le scandale de prostitution qui a éclaboussé cette police spéciale lors d'un déplacement en Colombie en avril.

"Nous nous sommes tournés vers la communauté du renseignement aussi afin d'élargir le plus possible les recherches pour savoir s'il y a eu un quelconque manquement à la sécurité lié à l'incident. Aucune information défavorable n'a été trouvée à la suite de ces recherches", a indiqué Mark Sullivan dans son témoignage écrit soumis à la commission de la Sécurité intérieure du Sénat mercredi matin.

M. Sullivan a réitéré cette affirmation mercredi matin dans son témoignage oral.

Douze agents du Secret Service sont soupçonnés d'avoir fréquenté des prostituées à Carthagène, avant l'arrivée du président américain pour le sommet des Amériques, mi-avril. Neuf d'entre eux ont été limogés, ont démissionné ou pris leur retraite depuis que le scandale a éclaté le 13 avril. Des militaires ont également été mis en cause.

Les personnels impliqués dans l'affaire avaient été renvoyés au Etats-Unis rapidement.

M. Sullivan a indiqué mercredi qu'au moment des faits, aucun des agents impliqués n'avait reçu "d'informations sensibles, de documents sensibles, d'armes à feu, de radios ou d'autres équipements liés à la sécurité dans leur hôtel".

Des enquêtes sur ces faits ont été ouvertes au Secret Service, au bureau de l'inspecteur général du département de la Sécurité intérieure, au Pentagone et dans plusieurs commissions du Congrès.

Récemment, le Secret Service a annoncé avoir durci les règles s'appliquant à ses agents hors du pays, notamment sur la fréquentation d'étrangers et la consommation d'alcool.

Interrogé mercredi devant la commission sur des informations du Washington Post selon lesquelles des comportements sexuels déplacés --comme des relations non convenables avec des personnes étrangères-- ou une consommation d'alcool auraient été tolérés, M. Sullivan a déclaré: "l'idée que ce genre de comportement est tolérée ou autorisée est tout simplement absurde".

Un peu plus tôt, M. Sullivan avait assuré que "la grande majorité des hommes et des femmes qui servent dans cette agence respectent cinq valeurs clé (du service, ndlr): justice, devoir, courage, honnêteté et loyauté".

Le président de la commission, le sénateur indépendant Joe Lieberman, a indiqué que 64 cas de conduites déplacées ont été recensés au cours des cinq dernières années, qu'il a qualifiés de "dérangeants", mais qui selon lui n'apportent pas "suffisamment de preuves pour déterminer une habitude de comportements déplacés".

De son côté, la sénatrice Susan Collins, la plus haute responsable républicaine de la commission, a estimé que le "nombre d'agents impliqués, ainsi que la participation de deux responsables, me laisse penser que cela n'était pas un incident isolé. Au contraire, les circonstances suggèrent malheureusement qu'il s'agit d'un problème culturel".

Parallèlement, le Washington Post a également rapporté mardi soir que quatre des agents qui ont été poussés vers la sortie ont l'intention de contester les décisions rendues à leur sujet par le Secret Service. Selon le journal, ils estiment n'avoir pas enfreint les règles.

emp/eg

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