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23/05/2012 06:13 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

USA: le Sénat veut "en savoir plus" sur l'introduction en Bourse de Facebook

La commission Bancaire du Sénat américain a indiqué mercredi "chercher à en savoir plus" sur les problèmes soulevés par l'introduction en Bourse de Facebook.

"J'ai demandé à mon équipe de se pencher sur les problèmes évoqués dans la presse en ce qui concerne l'introduction en Bourse de Facebook", a indiqué dans un communiqué le président démocrate de cette commission Tim Johnson, confirmant une information donnée dans un premier temps par la chaîne de télévision CNBC, puis par une source démocrate de la commission.

M. Johnson a indiqué que son équipe participait à des entretiens bipartites "avec Facebook et avec les régulateurs et les autres parties prenantes".

"Une fois que ces entretiens seront terminés et que mon équipe m'en aura référé, je déterminerai si une audition de la commission Bancaire du Sénat est nécessaire", écrit le sénateur.

Aucune enquête formelle n'a été ouverte à la commission mercredi.

Un peu plus tôt mercredi, un conseiller démocrate de la commission avait indiqué que "la commission Bancaire cherch(ait) à en savoir plus" au sujet des opérations menées autour de l'entrée en Bourse du réseau social.

Les plaintes d'investisseurs qui s'estiment lésés par l'entrée en Bourse ratée de Facebook se multipliaient mercredi, visant à la fois le réseau social en ligne et les banques qui ont géré l'opération boursière Morgan Stanley, Goldman Sachs et JPMorgan Chase.

Une de ces plaintes, enregistrée auprès d'un tribunal de Manhattan, vise personnellement le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, d'autres dirigeants ou administrateurs du réseau aux 900 millions de membres, ou encore ses banques.

Facebook a affirmé mercredi qu'une plainte qui le vise ainsi que ses dirigeants et administrateurs à propos de son entrée en Bourse était "infondée", ajoutant qu'il se défendrait "vigoureusement".

L'action, lancée en Bourse vendredi à 38 dollars, a perdu près de 20% sur les trois premières séances, même si elle a regagné 3,23% à 32 dollars mercredi.

Mardi, des informations de presse affirmaient que les trois principales banques ayant piloté l'opération avaient abaissé leurs prévisions de résultats pour Facebook quelques jours avant l'entrée en Bourse en ne prévenant que certains gros actionnaires.

"Si c'est vrai, c'est un véritable scandale", s'indignait sur Twitter Sallie Krawcheck, ex-dirigeante de la gestion de fortune de Bank of America et star de Wall Street.

"La débâcle de Facebook est une véritable insulte à l'encontre des investisseurs indépendants", renchérissait Dick Green sur le site Briefing.com.

Parallèlement, la puissante commission Bancaire du Sénat envisage aussi de se pencher sur les lourdes pertes annoncées récemment par la banque JPMorgan Chase.

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