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Un comité de Tunisiens contrôlera l'extradition et les droits d'Al-Mahmoudi

23/05/2012 01:41 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Un comité de personnalités indépendantes tunisiennes va être installé pour contrôler l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen Al-Baghdadi Al-Mahmoudi, et le respect de ses droits après son transfèrement en Libye, a annoncé mercredi la présidence tunisienne.

"Les autorités tunisiennes et libyennes se sont mises d'accord sur le principe de l'extradition du M. Al-Mahmoudi après avoir des garanties d'un procès équitable, du respect de tous les droits de l'accusé et de son intégrité morale et physique", affirme la présidence dans un communiqué.

Les autorités tunisiennes sont convenues avec la partie libyenne de créer un comité composé de personnalités indépendantes tunisiennes chargé "de vérifier si ces conditions sont remplies et de contrôler le respect par la justice libyenne des droits de M. Al-Mahmoudi après son extradition", ajoute le texte.

"Les deux parties sont convenues que ce comité se rendra en Libye dans les plus brefs délais et qu'il présentera au gouvernement tunisien un rapport sur sa mission", précise-t-il.

"Déçu et surpris" par la décision des autorités tunisiennes, M. Al Mahmoudi affirme qu'il sera tué "avant même la tenue d'un procès en Libye", a rapporté à l'AFP son avocat Mohmed Salah Hassen, qui lui a rendu visite mercredi à la prison de Mornaguia, près de Tunis.

"Si je suis extradé, je serai tué dès que j'atteindrai la frontière libyenne", a déclaré M. Al-Mahmoudi, selon ses propos rapportés par Me Hassan, qui était accompagné de deux autres avocats.

L'accord de principe sur l'extradition a été conclu lors de la visite à Tunis la semaine dernière du Premier ministre libyen Abdel Rahim al-Kib et d'autres ministres de son gouvernement.

Premier ministre libyen jusqu'aux derniers jours du régime Kadhafi, Al-Baghdadi Al-Mahmoudi a été arrêté fin septembre en Tunisie et était sous le coup de deux demandes d'extradition des autorités libyennes. La justice tunisienne a répondu favorablement à ces deux demandes, mais le décret d'extradition n'a jamais été signé par la présidence.

kl/cf/cpy

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