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Ryad commande des avions d'entraînement britanniques pour 3 mds USD

23/05/2012 04:51 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

L'Arabie saoudite a annoncé mercredi avoir commandé des avions d'entraînement britanniques pour ses forces aériennes pour un montant de 3 milliards de dollars.

Le contrat a été signé avec le ministère britannique de la Défense, a précisé un porte-parole du ministère saoudien de la Défense, sans préciser le type des appareils commandés.

Le porte-parole, cité par l'agence officielle SPA, a précisé que la commande inclut outre les avions, des simulateurs de vol, des pièces de rechange et autres équipements.

Cette commande va permettre de former les équipages saoudiens en vue de piloter des avions de technologie avancée, a souligné le porte-parole.

A Londres, la firme britannique BAE a précisé, dans un communiqué, avoir remporté un contrat en faveur des forces aériennes saoudiennes mais donné un montant inférieur à celui annoncé par les Saoudiens.

BAE Systems a mis le montant du contrat à 1,6 milliard de livres (2,54 milliards de dollars), précisant qu'il portait sur la fourniture de 22 avions d'entraînement Hawk (Advanced Jet Trainer), de 55 Pilatus PC-21, également un avion d'entraînement, d'autres équipement, de pièces de rechange etc...

Le ministre saoudien de la Défense, Salmane ben Abdel Aziz, a effectué début avril une visite en Grande-Bretagne mais rien n'avait filtré de ses entretiens avec les responsables britanniques.

L'Arabie saoudite est un solide client des armements britanniques.

Elle avait notamment commandé en 2006 72 avions de chasse Eurofighter pour 32,9 milliards de dollars. Cet avion est produit par un consortium européen formé par EADS (46%), le britannique BAE Systems (33%) et l'italien Alenia/Finmeccanica (21%).

Le royaume saoudien, qui consacre 10% de son PIB à la défense, a passé en septembre 2010 un contrat de 60 milliards de dollars avec Washington pour l'achat de F-15, d'hélicoptères d'assaut et d'autres équipements militaires.

Dans les années 1980, la Grande-Bretagne avait signé avec l'Arabie saoudite son plus gros contrat d'armement, appelé Al-Yamamah, d'un montant de 40 milliards de livres (63,6 milliards de dollars aux prix actuels).

Ce contrat avait donné lieu à une enquête pour corruption portant sur des commissions versées à des responsables saoudiens.

Les services britanniques de lutte contre la fraude avaient abandonné en décembre 2006 une enquête pouvant atteindre des officiels saoudiens dans le cadre d'un contrat d'armement Al-Yamamah.

Le Premier ministre de l'époque Tony Blair avait publiquement appuyé la décision, arguant de risques vitaux pour la sécurité du pays en matière de terrorisme.

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