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Ni Obama ni Romney ne convainquent les Américains sur l'économie (sondage)

23/05/2012 10:30 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Barack Obama et son probable adversaire républicain Mitt Romney peinent tous deux à convaincre les Américains de leur capacité à relancer l'économie, un sujet de profond pessimisme à l'approche de la présidentielle de novembre, selon un sondage publié mercredi.

Au moment où MM. Obama et Romney multiplient leurs attaques réciproques sur le thème de l'économie et de l'emploi, 58% des personnes interrogées pour cette enquête Wall Street Journal/NBC sont persuadées que leur pays "va dans la mauvaise direction", contre 33% qui estiment le contraire.

Trois ans et demi après le début de la pire crise économique depuis les années 1930, 63% des Américains interrogés estiment que la génération de leurs enfants vivra moins bien que la leur. En outre, 48% estiment que leur pays se trouve dans une phase de déclin à long terme, contre 45% qui pensent qu'il s'agit d'une mauvaise passe.

Le taux de chômage officiel aux Etats-Unis est descendu à 8,1% en avril, en baisse d'un point depuis l'été 2011, mais encore trois de plus qu'avant le début de la crise en 2008.

Ce pessimisme des Américains sur l'économie se retrouve dans leur évaluation de la façon dont M. Obama gère ce dossier: 52% des Américains la désapprouvent tandis que 43% l'approuvent.

Mais M. Romney, qui depuis le début de la campagne vante son expérience en entreprise comme à même de le qualifier pour améliorer la situation de l'emploi, n'a jusqu'ici pas réussi à faire passer cette idée auprès des électeurs, selon ce même sondage.

Seules 19% des personnes interrogées disent être "certaines" ou "assez certaines" que les politiques défendues par M. Romney seront bonnes pour l'économie, tandis que 76% disent être "un peu" ou "pas du tout" convaincues par les arguments du présidentiable républicain.

En ce qui concerne les intentions de vote, le sondage WSJ/NBC donne un léger avantage, à M. Obama, crédité de 47% contre 43% à M. Romney, mais cet écart est dans la marge d'erreur et cohérent avec les résultats d'un sondage publié par le Washington Post/ABC mardi: 49% pour M. Obama et 46% pour son adversaire.

Depuis dix jours, l'équipe du dirigeant démocrate sortant s'en est pris à la carrière de M. Romney dans le privé, quand il dirigeait le fonds d'investissement Bain Capital. Ses publicités montrent d'anciens employés licenciés, qui traitent M. Romney de "vampire", de "destructeur d'emplois" ou de "contraire de Robin des Bois", dépouillant les pauvres pour donner aux riches.

M. Romney, qui a encore renforcé son emprise sur l'investiture républicaine en remportant mardi les primaires de l'Arkansas et le Kentucky (centre), est à son tour passé à l'attaque mercredi avec une vidéo publicitaire donnant la parole à des Américains devenus chômeurs, ayant fait faillite ou eu leur maisons saisies.

"Malgré les tentatives du président Obama de faire oublier au pays son bilan terrible, les Américains s'en souviennent. Il existe des millions d'histoires de l'économie sous Obama qui reflètent son échec à améliorer les choses", a affirmé la directrice de la communication de la campagne de M. Romney, Gail Gitcho.

tq/eg

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