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23/05/2012 02:36 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

L'opposition syrienne voit la main du régime dans le rapt de Libanais chiites

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a condamné mercredi l'enlèvement d'un groupe de pèlerins chiites libanais la veille en Syrie et n'a pas écarté l'implication du régime du président Bachar al-Assad dans l'incident.

"Le CNS condamne l'enlèvement de frères libanais (...) et réclame leur libération immédiate et inconditionnelle", a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Le CNS n'écarte pas l'implication du régime syrien sécuritaire dans cette opération en vue de créer des troubles au Liban, un pays frère qui accueille les réfugiés, les blessés et les persécutés du peuple syrien", selon le texte.

Le Conseil appelle également "nos héros dans l'Armée syrienne libre (ASL, déserteurs) à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour parvenir à la libération des frères libanais le plus tôt possible".

L'agence officielle libanaise (ANI) avait fait état mardi de l'enlèvement de 13 Libanais chiites dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, alors qu'ils revenaient dans leur pays après un pèlerinage en Iran, attribuant le rapt à l'ASL. L'ASL n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

Le groupe va être libéré "dans les prochaines heures", a assuré dans la nuit le ministre libanais des Affaires étrangères, Adnane Mansour, dont le gouvernement est dominé par le Hezbollah chiite allié de Damas.

L'auteur de l'enlèvement est "une des factions de l'opposition syrienne armée", a-t-il affirmé, se refusant à donner plus de précisions.

Un avion transportant des femmes qui faisaient partie du groupe de pèlerins avait atterri dans la nuit à l'aéroport international de Beyrouth. La plupart des femmes ont assuré à la presse que les hommes armés s'étaient identifiés comme "des membres de l'ASL".

"Après avoir traversé la frontière turco-syrienne, on a vu une voiture blanche dans laquelle se trouvaient des hommes armés avec des kalachnikov. Ils nous ont dit qu'ils voulaient nous protéger des bombardements de l'armée syrienne", affirme l'une d'entre elle. "Puis ils ont menotté les hommes et les ont alignés au mur", se souvient-elle.

Le chef du Hezbollah libanais et allié de Damas, Hassan Nasrallah, a appelé à la retenue, assurant que "des contacts ont été pris avec les autorités syriennes et avec d'autres pays influents dans la région pour assurer leur libération".

ram/cnp

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