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Les forces somaliennes se préparent à une plus large offensive sur Afgoye

23/05/2012 04:10 EDT | Actualisé 22/07/2012 05:12 EDT

Les forces progouvernementales somaliennes ont prévenu mercredi que les combats lancés mardi pour prendre le bastion shebab d'Afgoye, à l'ouest de Mogadiscio, n'étaient qu'un avant-goût de l'offensive prévue, les insurgés islamistes affirmant pourtant eux avoir repoussé l'assaut.

"Les combats de mardi ont juste servi à préparer le terrain pour la grande bataille," a indiqué à des journalistes le commandant militaire somalien Abdikarin Yusuf Dhegobadan. "Nous allons continuer à avancer."

Les shebab affirment au contraire avoir repoussé l'offensive lancée mardi par des centaines de soldats somaliens, appuyés par l'Amisom en direction du couloir d'Afgoye. Le couloir, qui débute aux portes de Mogadiscio, abrite des centaines de milliers de déplacés somaliens, victimes de la récente sécheresse et des combats incessants dans leur pays.

"L'ennemi a attaqué nos position près de la piste d'atterrissage de Deynile (banlieue de Mogadiscio qui ouvre sur le couloir de Afgoye, NDLR), mais, grâce à Dieu, les moudjahidin ont répliqué férocement," a affirmé Cheikh Abdulaziz Abu Musad, porte-parole des shebab, un mouvement récemment intégré à Al-Qaïda.

Les rebelles disent avoir infligé des pertes aux forces pro-gouvernementales, d'avoir notamment blessé et tué des "commandants militaires occidentaux" qui ont été "évacués de la zone de combat par hélicoptère".

Cette dernière affirmation n'a pas été recoupée dans l'immédiat, mais des témoins ont fait état de quelques morts dans les deux camps lors des combats de mardi, qui ont forcé les rares familles encore présentes à Deynile à fuir.

Ces derniers mois, des milliers de civils avaient fui Deynile pour Mogadiscio, dans la perspective de cet assaut progouvernemental. De nombreux shebab s'étaient retirés dans la zone après avoir été chassés de la capitale par l'Amisom et l'armée somalienne en août 2011.

Mercredi, les témoins affirmaient que la situation était calme, mais que des renforts progouvernementaux arrivaient.

"La situation est calme pour le moment, mais il pourrait y avoir des combats à n'importe quel moment," a ainsi estimé un habitant de Deynile, Muhidin Ali.

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