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23/05/2012 09:39 EDT | Actualisé 23/07/2012 05:12 EDT

Le pétrole en repli à New York, pénalisé par les avancées du dossier iranien

Le pétrole poursuivait son repli mercredi à New York à l'ouverture, dans un marché pénalisé par les espoirs d'avancées dans le dossier iranien à la reprise des négociations, alors que les inquiétudes s'accentuaient pour l'avenir de la Grèce en zone euro.

Vers 13H25 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin, dont c'est le premier jour comme contrat de référence, perdait 52 cents par rapport à mardi à 91,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix du pétrole new-yorkais poursuivaient mercredi leur recul, plombés notamment par les espoirs d'apaisement dans le dossier iranien, qui limitaient la prime de risque en partie à l'origine depuis le début de l'année du gonflement des cours de l'or noir.

Les investisseurs anticipaient en effet une issue positive alors que les négociations ont repris mercredi à Bagdad, entre l'Iran, soupçonné par les pays occidentaux de développer un programme nucléaire à visée militaire, et le Groupe "5+1" (Etats-Unis, France, Russie, Grande-Bretagne, Chine plus Allemagne).

"Les nouvelles en provenance de Bagdad font baisser le marché, avec l'annonce par l'AIEA d'un accord avec l'Iran au sujet de l'envoi d'une mission d'inspection dans le pays" visant à lever les incertitudes sur la nature du programme nucléaire iranien, a commenté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Ces négociations en Irak font suite à la visite à Téhéran en début de semaine du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano qui a annoncé mardi qu'un "accord" serait signé "prochainement" avec l'Iran.

En outre, "la nouvelle selon laquelle la demande de la Chine en pétrole s'est repliée pour la première fois depuis février 2009 accentue la tendance baissière et envoie les prix du brut à un nouveau plus bas sur cette année", dans un marché déjà préoccupé par la demande européenne alors que la sortie de la Grèce de la zone euro était plus largement envisagée, a ajouté Matt Smith, de Summit Energy.

Le marché se préparait également à accueillir une nouvelle hausse des stocks de brut hebdomadaires aux Etats-Unis, peu avant la publication de chiffres officiels dans la matinée.

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